Mon journal

Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 12:12

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ7gWtkPC6T6fHEEQbtPJ8-wXgRa4fqGH24U8rjEhnQW46H1J1jJe fume depuis l'âge de 15 ans. Comme tout le monde au départ pour appartenir à un groupe, pour faire "branché" à la fête du Lycée. J'ai arrêté de fumer 2 fois dans ma vie. La première fois parce que mon petit ami ne fumait pas, j'avais alors 16 ans et comme je fumais pas régulièrement j'ai eu aucun mal à laisser de coté cette vilaine manie. La seconde parce que j'étais enceinte. Du jour au lendemain, la dernière clope même pas fumée entièrement juste après avoir découvert mon test de grossesse positif. A chaque fois, j'ai repris. Consciemment. En me voilant la face. Je ne suis pas une grosse fumeuse, 13-14 cigarettes par jour grand max et la première jamais avant 10h le matin. Je croyais fumer pour le plaisir et à chaque fois, si j'ai repris c'est parce que j'en avais mare de pas être avec eux. Tout ceux qui sortent pour fumer, et c'est con, mais j'étais persuadée qu'il se passait toujours plus de choses interressantes et drôles avec les fumeurs. Il y a toujours plus d'ambiance avec eux, dehors ... au froid ... dans la fumée ...

 

 

Aujourd'hui, si j'ai décidé d'arrêter de fumer c'est parce que regrette ce sentiment de liberté lorsque je fumais pas. Cette impression de vie saine, sans contrainte et sans dépendance.

 

Je croyais à tort que ce serait facile. J'avais annoncé à tous le monde, 3 mois avant que j'arrêterais en Janvier, après mes examens. Plus l'échéance approchait, moins j'en était sure. Objectif, arrêter du premier coup, du jour au lendemain. Trop facile, je l'ai fait 2 fois pourquoi j'y arriverais pas cette fois ci ?

 

Une belle illusion. Lorsque le jour de mes examens est arrivé, j'étais plus stressée à l'idée qu'il fallait que j'arrête de fumer que pour mes examens eux même. J'avais plus envie mais j'en étais obligée. Pourquoi reculer ? La peur qu'il me manque quelque chose, la peur de m'ennuyer, la peur d'être seule. Trop faible, j'ai finalement décidé d'arrêter progressivement. De réduire à 5. Finalement j'ai souffert presqu'une semaine d'avoir réduit à moins de 7 (5 étant impossible). Il fallait vraiment que j'arrête de me voiler la face. Avais-je réellement envie d'arrêter ?? Et pourquoi ne pas repousser à plus tard lorsque je me sentirais prête ?

 

Et lorsque j'ai vu un matin, un de mes collègues annoncer qu'il avait arrêté de fumer. Comme ça ... sans rien, sans l'avoir annoncé 3 mois avant, sans s'être préparé une semaine à l'avance, et en étant bien plus gros fumeur que moi ; la je me suis dit que j'étais faible et sans volonté. Et j'ai commencé à déprimer. 

 

 

 

Son secret ? Un livre. Le célèbre livre d'Allen Carr. Il paraît que lorsqu'on a finit de lire ce livre, on arrête de fumer, on se sent ridicule et trés con. Une méthode miracle ? En tout cas j'avais bien besoin de trouver des excuses pour m'en sortir. Il me fallait retrouver cette motivation pour y arriver.

 

L'auteur de ce livre conseille au futurs non fumeurs de continuer à fumer pendant la lecture du livre. Comme j'avais bien réduit, je n'ai pas augmenté ma consommation. Comme je n'avais plus de cigarettes, je n'ai pas été en racheter. Et le livre. Il me sert de motivation lorsque l'envie est trop forte et que je suis prête à craquer. Ce lundi a donc été mon premier jour sans cigarette. 

 

Une journée dont je me souviendrai certainement longtemps. On félicite souvent les ex-fumeurs qui ont arrêté eh bien je leur tire à nouveau mon chapeau. Lorsque l'on me dit "courage moi j'ai arrêté il y a 5 ans" c'est que ça doit être quelque chose d'énorme pour compter à ce point les années sans cigarette.


Oui c'est énorme. Et ça fait mal. Grâce au livre je cherche la volonté au fond de moi. Je me bat intérieurement contre ce petite monstre qui réclame sa dose et contre ce grand monstre qui me chuchotte constamment "allez, juste une seule ... ". Je ne sais pas ce qui fait mal à ce point. Le combat ou le sevrage de la nicotine, mais j'y pense minutes sur minutes, heures par heures. Mon estomac se tord, je sers les dents si fort que je finis par en avoir mal à la tête. Je regarde l'horloge de mon bureau et je vois les minutes défiler lentement, lentement ... en priant d'être vite à l'heure du coucher pour être enfin débarrassée de ces pensées noires et de cette envie de cigarette.

 

  

Arrêter de fumer pour un bébé, on dit toujours que c'est la meilleur des motivations. Oui mais encore faut il en avoir réellement envie. C'est pour ça que ma première tentative a échoué. Parce que je n'ai pas arrêté de fumer pour moi, j'ai arrêté de fumer pour mon bébé. Alors c'était facile. Je n'ai pas eu de période de sevrage, ni d'envie de cigarette. Cette envie, en fait, s'était juste endormie pour mieux se réveiller plus tard. Je considère qu'aujourd'hui c'est ma première vraie tentative pour arrêter de fumer. Parce que je le fait pour moi. Et croyez moi ou non, c'est si dur que craquer, aujourd'hui ou demain, anéantirait tous les efforts et la souffrance de ces quelques jours. Si y'a un combat que je veux reussir c'est bien celui ci. 

 

Je ne veux pas de substituts de nicotine, je n'ai pas envie de nourrir ce petit monstre en moi. J'ai envie d'y arriver toute seule comme une grande. J'ai, heureusement pour ma ligne, pas plus faim que d'habitude. Au contraire, j'ai peur de manger car j'ai peur de l'envie de la cigarette après avoir mangé. Même rien qu'un chocolat.... quel bonheur cette cigarette après un chocolat. NON !! Allez on se reprend ... SI J'Y ARRIVERAI !!!!

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 18:25

Les 20 et 21 juin dernier, je passais les examens pour les 4 premiers modules de mon CqP de Formaliste. Le 20 juin était une date lourde de sens pour moi puisque c'était la date anniversaire de la mort de Cédric. Je ne me suis pas démoralisée pour autant et me suis détachée de ce souvenir afin de passer mes examens dans les meilleurs conditions possible. 


On savait pas à quoi s'attendre et on n'a pas été déçues ! En sortant du premier examen (module 2 : vérification de l'acte), on était toutes démoralisées. Les profs nous avaient dit que c'était le module le moins réussi de tous en général. Bah oui, le plus dur étant d'appliquer le cours et non de faire "comme à l'étude". Il était bien fourni et long. Ma crampe d'écrivain est réapparue et j'en avais mal au poignet. Mais j'ai donné tout ce que j'ai pu et c'est le principal.

L'après midi, au tour du module sur les Etats hypothécaires. Bien plus facile et sans pièges. 

Le lendemain, Orientation fiscale et Prêts simples. Difficulté pour moi normale au niveau de ces deux modules mais en me plaçant du coté de personnes ne maîtrisant pas aussi bien le sujet que moi, je pense que le module sur les prêts était dur mais réalisable si on connaissait bien son cours.

Mon ressenti à l'issue de ces 4 examens s'apparentait à celui de la fin des épreuves du bac. Pensant avoir réussi mais ne savant pas trop quoi en penser. Après tout ça dépend de la correction et des points attribués !

 

Lorsque finalement il y a quelques semaines j'ai reçu mes résultats, je n'en croyais pas mes yeux. J'ai validé les 4 modules !! 

Pour obtenir le CQP (qui est un diplôme tout de même), il faut avoir la moyenne à chaque module et ainsi tous les valider un par un. Si on ne valide pas un module, on a 5 ans pour le repasser lors des sessions d'examens organisées par inafon. En gros, 5 ans pour valider notre Cqp. 


Valider les 4 premiers modules du premier coup est vraiment encourageant pour la suite. J'ai compris comment répondre aux questions, j'ai compris ce qu'on attendait de moi et je sais maintenant comment réviser mes cours. 

Mes notes sont également excellentes du point de vue de la difficulté et du grand nombre de questions : 13/20 au module de Vérifications des actes (soi-disant le moins réussi), 14/20 au module des renseignements hypothécaires, et 15.5/20 aux 2 modules d'Orientation fiscale et des Prêts simples.

 

Lundi dernier, nous nous sommes toutes retrouvées en cours pour notre rentrée de CQp. Ca a été l'occasion d'échanger sur les examens et les résultats, et d'apprendre que sur 22 inscrits au CQP, 5 seulement ont réussi à valider les 4 modules. Lorsqu'en sortant de l'examen au mois de juin on apprenait que le taux de réussite final à l'examen (c'est à dire tout valider du premier coup) n'était que de 3% (alors qu'ils étaient 150 à la session précédente), on a tout de suite compris la difficulté de la chose !! 

 

Pour s'inscrire au CQP initialement, il était demandé que le/la stagiaire ai minimum 3 ans d'ancienneté au poste des formalités. Lorsque j'avais téléphoné il y a quelques années pour me renseigner, c'est ce qu'on m'avait dit, en ajoutant que l'examen était dur et que c'était justifié. 

Entre temps le CQP a été réformé sur les conditions d'accès et le nombre de jours de formation (qui a augmenté). Les inscriptions se sont faites beaucoup plus rares, ce qui explique que le début de la formation a été maintes fois reculée en 1 an. Ce qui explique aussi pourquoi on est que 22 ... Et pour pouvoir commencer la formation, Inafon (le centre qui s'occupe de ces formations) a du regrouper plusieurs centres et revoir le minimum d'ancienneté à la baisse. 

 

Alors que des copines qui n'avaient pas cette ancienneté au poste ont finalement plutôt bien réussi, d'autres qui pourtant connaissaient le travail de formaliste n'ont pas validé tous les modules.

 

Lorsque j'écoutais cette semaine, les contestations de mes copines sur le module des prêts par exemple je me sentais bien seule. Oui parce que ce module, les seules personnes à l'avoir validé sont celles qui ont tout validé. On est donc 5. Et les notes, à part la mienne qui est excellente, sont proches de 10. Raz des pâquerettes comme on dit. J'ai donc été la seule à comprendre cet examen. A comprendre les questions et à répondre à ce qu'on me demandait. Alors que les autres se battent pour dire que c'était un module infaisable, que si j'ai réussi ce module c'est parce que j'ai fait des formations sur les prêts avant .... que donc je suis une privilègiée. Je l'ai mal pris. Ces accusations qui n'étaient pas la pour me faire du mal je le conçois bien, remettent en cause mon travail sur ce module et mon examen tout entier. Etre une "spécialiste" sur les prêts ne veut pas dire que l'on réussit forcément à un examen. Surtout un examen de CQP. Parce qu'être "spécialiste" ne met pas à l'abri de mal comprendre la question et de répondre à coté. J'ai compris ce qu'on voulait de moi. J'ai compris le fonctionnement de l'examen et tant mieux pour moi puisque j'ai réussi et que j'ai eu une super note.

 

Je me rend bien compte que certains n'ont pas compris ce qu'on attend d'eux. Ils ont bien du mal à se détacher de leur pratique et estiment bien à tort que si c'est comme ca dans leur étude, si le bureau des hypothèques publie leur acte comme ça alors ainsi soit t'il ! Non si j'avais un conseil à leur donner c'est de laisser leur pratique de coté. Appliquer lorsque c'est possible ce qu'ils apprennent au CQP dans leur quotidien mais sans que leur quotidien ne s'applique au CQP.

On se rend compte bien facilement que certains ne travaillent pas leur cours. N'écoutent pas ce qu'on leur dit. Ils posent les mêmes questions à chaque cours, alors que les réponses sont dans chaque support et qu'elles leur sont expliquées plusieurs fois en cours.  

 

J'ai souvent l'impression d'être seule à comprendre, on est pas nombreuses à savoir pourquoi on est la (et pour de bonnes raisons) et c'est bien pour cette raison que nous validerons notre CQP !

 

Prochains examens en janvier 2012, puis la fin en Juin 2012 ... 

 


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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 18:16

Nous avions prévu d'aller au ski le 1er janvier. Selon Steven, c'est le jour idéal car il n'y a pas beaucoup de monde sur les pistes. J'appréhendais un peu cette sortie étant donné que je n'étais allée skier qu'une seule fois dans ma vie, lorsque j'étais en classe de neige (Journal de vie 1-5 Classe de neige) en primaire. J'ai mauvais souvenir des tires-fesses ou j'arrêtais pas de tomber et du moniteur qui arrêtais pas de crier mon nom. Mais quand même, lorsque le réveil a sonné ce matin la, à 7h30 (tout juste 3h30 après qu'on se soit couchés), j'étais toute excitée par cette sortie. J'ai eu malgré tout le stress habituel, mal à l'estomac et tout et tout, mais au bout de quelques km, ca a disparu.

 

Arrivés sur les pistes de la Bresse, location de matériel et achat des forfaits, j'ai sauté sur les skis et suivi Julie jusqu'au tire-fesse de la piste verte. Et la dans ma tête, j'entendais mon moniteur de CM2 "garde tes skis bien droit", "te met pas assise sur le tire-fesse". J'ai attrapé la tige comme une grande, et j'ai respiré trés profondément toute la montée, en me répétant ces 2 consignes et sans quitter mes skis des yeux. Lorsque je suis arrivée en haut, j'étais toute fière parce que j'étais pas tombée.

 

164087_1636175557836_1640139050_1438264_2207240_n.jpgTout en haut, je me lance. Comme une gamine, sans réfléchir, pleine confiance en moi. De toute façon si je tombe, la neige ça fait pas bien mal. 1ère descente, j'ai rien perdu des cours de mon moniteur desespéré de m'apprendre quelque chose. Je savais freiner en chasse neige et tourner. Bon d'accord, je suis tombée 4 ou 5 fois mais c'est normal. Ca fait plus de 15 ans que je n'étais pas montée sur des skis, c'est excusable. Arrivée en bas, j'ai filé sur le tire fesse, sans attendre, faut dire que ça me plaisait pas mal.

 

Deuxième descente, j'ai défini un peu plus mon chemin, surtout éviter les bosses et les descentes trop abruptes, et je suis pas tombée une seule fois !! La troisième, je suis arrivée en bas en quelques minutes, après avoir été tout vite, sans tomber. Le sourrire aux lèvres. Toute fière de moi.

 

Midi passé, on est allés manger. J'ai dit à Steven que je me sentais prête pour les pistes bleues. Lui a estimé aussi que je me débrouillais pas mal, alors on a grimpé un peu plus haut. Mais qui dit plus haut, dit télésiège, et c'est seulement quand je me suis retrouvée assise sur ces engins que je me suis rappelée que j'avais le vertige. En même temps, si j'y avais pensé avant je sais pas si je serais montée !!  J'ai passé la montée les yeux fermés. Quand je suis descendue du télésiège j'étais largement rassurée. Enfin sur la terre ferme !!!

 

Allez c'est parti. Piste bleue. Julie, Nat et Steven passent devant et je suis toute confiante. Première chute. Aïe. Je rigole. Deuxième chute, j'ai voulu éviter des skieurs arrêtés en plein milieu de la piste, je suis tombée dans une bonne poudreuse qui m'a eclaboussé tout le visage. Oh c'est froid. Toujours le sourire. Troisième chute. La ça me fait plus du tout rire. Et puis ca a été l'enchaînement. Je faisais pas 5 mètres sans tomber et à chaque fois je me faisais mal au genou, si bien que je n'arrivais plus à faire mon chasse neige pour freiner, j'avais mal.

 

Steven a voulu m'aider, me soutenir, mais à chaque nouvelle chute, je perdais ma confiance. Si bien qu'au bout d'un moment, j'ai été prise de panique. J'avais peur de me relever. Assise le cul dans la neige, je  me suis mise à pleurer. Et Steven qui criait "allez relève toi, t'en est capable." "Arrête de te laisser tomber".... J'avais l'impression d'avoir rajeuni de 17 ans et d'entendre mon moniteur de ski. Le pire, c'est que j'avais envie de retourner sur la piste verte, ou le matin j'y arrivais si bien, mais je me disais que pour y arriver, il fallait forcément que je descende cette foutu piste. Et que j'avais peur de la descendre cette piste. A pied, impossible, vous avez déja essayé avec les chaussures de ski ? Impossible !! Sur le cul ?? Ca c'est une idée pas bête mais bon ...

 

Arrivés enfin à l'étape suivante, pas de nouvelle descente, on ne pouvait que monter. Les yeux tout mouillés de larmes, Steven s'est rapproché de moi et m'a embrassé en s'excusant de m'avoir crié dessus. On est remontés sur un nouveau télésiège, Steven et moi on a parlé de ce qui venait de se passer, de mes appréhensions et de mes peurs. A l'arrivée, Julie et Nath nous ont laissé. Je les comprend, avec un boulet comme moi, de s'arrêter à chaque fois en milieu de piste pour m'attendre c'est pas terrible. On a descendu une piste assez large, ou Steven m'a épaulé comme il a pu en Snowboard. Piste large mais pas trop difficile. Arrivés au croisement, choix entre 2 pistes, rouge ou bleue, le choix s'est imposé tout seuL. Bleuueeeeeeeee ! On s'est assis en haut de la piste, pour se poser 5 minutes et reprendre les bases. Steven, comme ex-moniteur de ski, m'a expliqué mes défauts et pourquoi je n'arrêtais pas de tomber ou de me faire peur. Il me montrait les débutants, "hop la tu ramènes ton talon, parralèle...." C'est parti. Pendant cette descente, je n'ai vu que mes skis. A chaque fois que je devais tourner, je me répètais dans ma tête "chasse neige et hop tu ramènes ton talon" ... Les skieurs me passaient à coté comme des bombes, et moi je faisais des zig zag sur la piste, en chasse neige ..... Allons bon !! Faut bien débuter un jour !! A mi-piste, Steven m'a dit de le rejoindre en bas. J'ai descendu comme une grande sans tomber. Soulagement.

 

Je ne regrette rien de cette journée de ski. La prochaine fois, je resterai sur la piste verte aussi longtemps qu'il faut pour maîtriser mes skis. J'ai apprécié cette journée, une journée pas ordinaire, au grand air, dans les vosges, à me sentir pas différente de ces gens qui disent d'un air snob "moi je passe mes vacances au ski". En tout cas, le soir j'étais morte. De fatigue. Mal partout, de la tête au pied, jusqu'au bout des seins. Quelques bleus mais pas de gros bobos. Et même aujourd'hui, on est mercredi, mon genou me fait toujours mal.

 

Mais je ne regrette rien. Et j'y retrournerai !!!!!!

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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 11:21

Parce que ça méritait bien un article !!! Je n'ai jamais été fan de ce sport et j'évitais au maximum les matchs de foot à la télé. Sans raison, tout simplement parce que je trouvais pas ça interressant. Lorsque Steven m'a dit qu'il avait eu des places par son boulot et qu'il avait l'intention d'y inviter son beau père, je lui ai proposé de venir avec lui si jamais celui ci ne pourrait pas venir. Bah oui, pure curiosité, fallait bien voir ça au moins dans ma vie !! Finalement il n'a pas demandé à son beau père et a décidé qu'on irait en amoureux !  Quelle sortie en amoureux !! Ca change du ciné ou du resto, les trucs bien romantiques ...

 

J'ai pas arrêté d'y penser toute la journée. Excitée comme une puce à cette idée. (c'est fou ça qui l'aurait cru ?)

 

Le match ? Nancy/Psg au Stade Marcel Picot.

 

Prête bien avant l'heure, emitouflée et recouverte de quelques épaisseurs de vêtements, je tourne en rond. Steven m'avait dit on partira à 18h-18h15 au plus tard.

 

Bon 18h, Steven toujours devant sa console, j'ai déja mes bottes aux pieds. Je passe la tête par la porte de sa salle de jeux.

 

"Mon coeur il est 18h.

- oui ma chérie, j'en refait une et on y va."

 

Je tourne en rond. Regarde d'un oeil "Just married (ou presque)" et surtout ma montre.

 

"Mon coeur, il est 18h15"

 

J'ai maintenant l'écharpe autour du cou.

 

"Oui oui on y va."

 

18h20. On décolle. Le bonnet, les gants, l'écharpe et la doudoune. Il fait chaud dans la voiture.

Ca bouchonne en ville mais Steven connaît les raccourcis.

On finit par se garer de l'autre coté de la Meurthe sur un parking près du club d'Aviron. La voiture a 2 roues dans la terre/neige/gadoue, j'espère au moins qu'on pourra ressortir !!

 

Go. Il faut traverser la meurthe à pied. Tiens, ce pont ... Je m'étais toujours promis de ne pas mettre les pieds dessus. Pourquoi donc ??

Bah .... j'ai compris pourquoi. Un pont pour piéton, suspendu par des cables. Et plein de gens qui marchent dessus ... Quelques mètres j'ai cru que j'allais tomber dans les pommes. Le pont bouge. C'est pas un pont de singe mais presque !! Steven met sa main sur mon épaule. Je lui prend la main et serre, serre trés fort. J'ai peur. Et le pont me semble interminable. A chaque remous, j'ai l'impression que mes organes sont en apesanteur, ça me donne une impression de vertige, c'est horrible....

Quelques milliers de centaines de km plus tard, c'est la terre ferme. Ouf ca va mieux !! Je regarde autour de moi. Plein de monde, la police, les CRS. Contrôle d'identité des gens qui ont pas l'air d'ici. On les reconnait les parisiens.

 

A la recherche de l'entrée 4. On marche dans la foule, à l'intérieur du stade, les présentations des joueurs ont commencées. Enfin arrivés devant la porte. Faut passer le billet devant un lecteur de code barre et passer la grille, une personne par une personne pour rentrer. On a l'impression de rentrer dans une prison haute sécurité. A l'intérieur, on est fouillés puis commence la recherche de nos places. En hauteur, dans un endroit finalement pas trop de monde, sur la droite du terrain, on est bien. Steven retrouve ses collègues de boulot. Moi j'ai les yeux partout et des étoiles dans les yeux.

 

Je ne vous raconterai pas le match, 2-0 pour Nancy, c'est finalement ce qui est à retenir. Ce qui était énorme c'était les chants des supporters de Nancy. En coeur. Les supporters du PSG sont quant à eux pas trés nombreux. Leur tribune est quasi vide. C'est peut être la neige qui les a retenu ??

 

Ce qui m'a éclaté c'est la réaction du stade entier devant le match. La passion animée dans le coeur de chacun des 17.000 spectateurs à quelques centaines près ... A chaque action, c'est tout le monde qui hurle, les gens qui se lèvent tout doucement ... "oui .... oui .... oui .... oohhhhhhhhhhh!!" et puis le geste, les mains qui montent, pour rattérir sur les têtes, du genre, je me carresse les cheveux ... et puis tout le monde se rassoit.

 

Les sifflements lors des fautes et puis enfin, un but. Puis deux. Et la tout le stade est debout et crie. Un commentateur qui hurle "BUUUUUUUUUUUUUUUUUUT" dans les hauts parleurs. Et puis il hurle le prénom du joueur qui a marqué, les spéctateurs reprennent en rythme son prénom. Comme pour l'acclamer, c'est énorme. Je n'ai pas hurlé, je n'ai pas applaudi, je me suis délectée de cette ambiance. Le sourire jusqu'aux oreilles. Comme pour un concert, la passion dans le coeur des spectateurs, l'excitation, tout ça c'est contagieux.

 

Je regrette pas ce premier match. Je ne comprenais pas comment on pouvait aimer le foot. Maintenant j'ai compris. C'est pas pour autant que j'irai regarder un match de foot à la télé, mais retourner voir un match, ça oui j'y retournerai !!!!

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 11:27

Mardi soir, après écrit mon article, je suis allée me coucher. Je n'ai pu m'empêcher de cogiter sur cette fameuse formation et sur les choix que je devrais faire. J'ai pesé le pour et le contre mais finalement j'ai écouté mon coeur, j'ai pris une décision qui ne venait que de moi, une décision pour moi.

 

J'ai finalement décidé d'être raisonnable. De penser à ce bébé qui aurait à subir le stress de sa maman, pendant des séjours parisiens plus ou moins long. Je n'ai pas envie de mettre en péril la santé de mon bébé, avec le métro et le risque de prendre des coups, la valise à porter et le stress des examens. J'ai envie de profiter de mon enfant lorsqu'il naîtra, de l'allaiter le temps que je pourrais le faire. Je me donne un an. Un an pour me consacrer à ma formation et me donner comme but d'avoir mon CQP. Dans un an, j'arreterai à nouveau ma pillule, le bébé viendra alors quand il voudra. Il ne me restera que 6 mois de formation, 3 modules et un examen. Et lorsque ce bébé viendra au monde, je pourrai l'acceuillir sur de bonnes bases, il rencontrera une maman diplômée et épanouie et je me consacrerai à lui sans contraintes.

 

C'est un choix difficile que j'ai eu à faire mais je ne regretterai rien. Cette formation représente vraiment beaucoup pour moi.

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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 22:27

Depuis quelques semaines je me suis posée beaucoup de questions. Ma formation pour obtenir mon CQP de formaliste était sur le point d'avoir enfin le nombre d'inscrits necessaire pour commencer et avec Steven nos projets étaient sur le point d'évoluer. Oui, sans se poser de questions, nous avons décidé de laisser la nature décider de notre avenir. Vous avez bien compris, je parle bien de projets de maternité.

Ces projets en tête, je me suis renseignée auprès de collègues formalistes qui avaient suivi la formation de CQP et l'une d'entre elles m'a affirmé que suivre la formation avec de tels projets étaient gèrable.

Je réfléchis donc sérieusement à la question depuis quelques semaines. Puisque la questions mérite d'être posée. Serait-je capable de suivre cette formation pendant 18 mois, en envisageant une grossesse et un bébé. Imaginer que je partirais 5 jours par mois à Paris, enceinte peut être jusqu'au cou, avec la fatigue et tout le reste. Et puis si la nature le décidait, prendre un petit congé matérnité (plus petit que la normale), louper des cours pour devoir les rattrapper par la suite et repousser ainsi l'optention de mon diplôme. Je me suis demandée si je serais capable de laisser mon bébé pendant ces journées de cours à Paris.

 

J'ai posé la question sur des forums pour avoir des témoignages et les réponses unanimes m'ont fait comprendre que c'était à moi seule que revenait la décision.

 

J'en ai parlé à une collègue qui a su parfaitement me conseiller et j'avais finalement pris la décision de me lancer. Parce que cette formation, c'est peut-être la dernière année qu'elle est mise en place. Un an pour trouver un nombre suffisant de candidats, je doute qu'elle soit reconduite l'année suivante. Pas sur non plus que je tombe enceinte de suite. Que je ne refasse pas une fausse couche ou pire que le scénario de Léa ne se reproduise. Je sais y'a pas de raison mais après tout je n'en sais rien, on ne m'a jamais promis le contraire. Depuis le jour ou j'ai arrêté ma pillule la première fois et la naissance de Léa, il s'est écoulé un an et demi. Je m'en voudrais de passer à coté de cette formation qui m'apporterait tant sur le plan professionnel.

 

Il y a 2 semaines, j'ai reçu un mail du responsable de l'organisme de formation qui nous annonçait qu'une personne avait retiré son dossier d'inscription pour cause de maternité. La question était encore plus présente dans mon esprit et j'ai donc envoyé un mail à celui ci pour avoir des réponses à mes questions. Qu'adviendrait t'il de mon diplôme si je devais louper des cours pour cause de maternité ? Dans l'ancienne version du CQP, la personne qui m'avait raconté qu'elle avait pu concillier formation et bébé, il était possible de rattraper les modules en cas d'absence. Les modules étaient alors rattrapables pendant les sessions suivantes, avec les nouveaux candidats. Seulement, c'était l'ancienne version. Avant qu'ils ne réforment tout, qu'ils imposent des conditions aux patrons des candidats, et donc que les inscriptions se fassent rares. Pas sur alors que l'année d'après de nouveaux cours soit mis en place pour le rattrapage.

 

Le responsable m'a rappelé aujourd'hui et j'ai eu les réponses à mes questions. Pendant quelques minutes je me suis posée la question. Devrais-je choisir entre ma formation, mon avenir professionnel et ma carrière - et mes projets de maternité que je devrais alors repousser de 18 mois ??! Je lui ai répondu que c'était impossible pour moi de choisir entre les deux. Il m'a prévenu sur le fait que la nouvelle version de la formation ne permettait pas de rattraper les modules. Or pour obtenir le diplôme, la présence à tous les modules est obligatoire. Nous avons ensemble discuté de l'éventualité d'une grossesse pendant le temps de ma formation et j'avoue que discuter ainsi de mon avenir avec une personne si compétente, m'a rassurée. Au pire, si je devais m'absenter pendant les modules, je n'obtiendrais pas mon diplôme par cette voie mais je pourrais toujours l'obtenir par la suite par le biais de la Validation des Acquis de l'Expérience. 10 ans d'expérience étant au moins nécessaire pour la VAE, j'en suis à 7, avec les cours auxquels j'aurais assisté pendant ma formation je peux espérer y arriver par cette voie. Sauf que ca me prendra 3 ans de plus minimum au lieu de 18 mois.

 

Le compromis me plait mais j'ai pourtant un goût amer dans la bouche. J'ai trés envie de cet enfant mais j'espère au fond de moi que ma grossesse ne sera pas un frein à ma carrière. J'espère surtout en être capable, être assez forte pour concillier apprentissage, grossesse, boulot et ménage. J'ai confiance en Steven, je sais qu'il m'aidera et lui ne veut que mon bonheur. Il m'a poussé à me lancer dans ma formation en me disant tout simplement "laisse l'avenir décider, on verra bien. "

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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 15:08

TGV en gare de NANCY. Départ 20h12 le mardi 19 octobre. Comme à mon habitude, je suis dans le hall une grosse demi heure avant. Le temps d'aller fouiner au tabac-presse chercher ce que j'appelle de la lecture "intelligente". Enfin vous méprenez pas, je parle juste de magazines à scandaaales. Le genre qui raconte n'importe quoi mais on y croit parce que c'est gros, et surtout c'est facile à lire, après une journée de boulot, j'ai le cerveau fatigué moi! Un p'tit cosmo en prime, de l'eau et des cochonneries à grignotter. J'attend plus que Julie arrive. 

 

Je scrutte chaque recoin de la gare, gardant un oeil sur l'horloge et le tableau d'affichage... Ca y est la voie est annoncée. Un flot de voyageur part vers la voie numéro 3, et Julie qui n'est toujours pas la. Les minutes défilent. Lentement. Je stress comme j'en ai l'habitude. Faut vraiment que j'arrête de stresser, on va l'avoir notre train, y'a pas de raison ! Et puis la voila. On file sur la voie. Elle se fume une dernière cigarette, et hop on monte dans le wagon. Direction Paris !!!

 

Une heure et demi plus tard on y est. Beaucoup de monde ont cette même impression que lorsqu'on est gare de l'Est on est pas vraiment à Paris. C'est encore chez nous quoi ! Mais une fois parties dans le métro, c'est la qu'on se dit, ca fait drôle, et dire qu'il y a deux petites heures j'étais chez moi, A NANCY. La capitale à 1h30 de train, c'est cool quand même ! Et encore plus lorsqu'on a un pied à terre la bas. Direction chez Helène, dans je sais plus quel arrondissement. Quelque part sur le trajet de la ligne 8.

 

On arrive, rencontre du colloc. Il est bien briefé que je suis une fan inconditionnelle de Christophe Maé. Il s'amuse à me "tester". Blind test spécial "Christophe Maé". Franchement les questions sont faciles. Ou est t'il né ? Quand ? Combien d'albums ? Ses influences musicales ? Je fais presque un sans fautes, hormis quelques questions un peu plus dures, nombre de récompenses ou encore nombre de dates sur la première tournée... Et puis il enchaîne en me passant des extraits de chansons, la encore pas dure. Enchaînement chanson française, histoire qu'il y en ai pour tous les goûts. On compte les points. C'est marrant. M'enfin il se fait tard, on va se coucher maintenant. Demain c'est une loooongue journée qui nous attend !

 

Mercredi 20 octobre 2010

 

Debout 10h. On a pas prévu quoi que ce soit de particulier mais j'ai bien l'intention de profiter que je suis à Paris pour aller faire quelques emplettes. Et tant pis pour le compte en banque, c'est pas tous les jours qu'on va à Paris !!


Direction le Boulevard Voltaire. Magasin "Konci". Je rêve d'une robe style gothic lolita que j'ai vu une fois lors de mon dernier voyage à Paris avec Steven. A ce moment la je n'avais pas osé l'acheter, je l'ai regretté puisque plus jamais je n'en ai retrouvée une qui me plaisait même sur Internet. Des boutiques comme celles ci ca court pas les rues !! Vous allez me dire c'est quel genre de magasin ? En fait c'est un magasin de mangas ! Figurines, cosplay, musique japonaise ...

Et la j'ai craqué. Je l'AI trouvée ! La robe de mes rêves. Blanche et noire, avec des flots et des frous frous partout. Une jolie robe comme celle que peut porter une héroïne de manga comme Princesse sarah (j'en ai pas d'autres en tête) que portent les jeunes filles japonaises du style gothic lolita. A l'occasion je vous mettrai une photo que vous vous rendiez compte. Je vous l'avais dit, je suis une gamine encore dans ma tête !! C'est sur, c'est une robe qu'on ne met pas tous les jours, mais j'adore. J'espère la mettre au prochain Japan expo où je voudrais bien aller avec Steven.


On ressort du magasin, j'ai le sourrire aux lèvres. Direction Montmartre. Pour une énième fois voire le sacré coeur et faire un peu nos touristes ! Je me fais attraper en bas de la butte par un vendeur de bracelets. Celui ci veut pas me lacher. Il me tient le bras, en me disant "si" "si". "Non! " Non" Je n'en veux pas. Ouf, je m'arrache le bras en cramponnant mon sac à main, et arrive enfin à m'extirper ... Ah ces vendeurs à la sauvette !!

 

Petite visite du sacré coeur. J'en profite pour allumer deux petites bougies en ayant deux grosses pensées pour Cédric et Léa dans ce lieu chargé de prières et de toute beauté.

 

On ressort par la Place des artistes et puis on redescend. Il est 13h30 environ, en quête d'une petite brasserie pour manger un morceau, il commence à se faire faim !! On marche, on sait pas trop ou on va mais on y va. Finalement on tombe sur un grand boulevard. Coulaincourt je crois que c'était le nom. Quelques brasseries mais rien qui nous tente. Et finalement on tombe sur une petite brasserie qui a l'air sympa. La carte fait envie. Le menu (plat+dessert) y est à 12€. Au choix, faux filet, Saint Jacques ou encore risotto aux truffes de saison. Mmm comme ca à l'air bon ! J'opterai pour un faux filet et un petit verre de rouge. Servi sur des chips de pomme de terre maison et une petite sauce au poivre, c'est un délice. Le dessert pas mal non plus, crême brulée à la pistache. Miam !! La brasserie s'appelle le Gabin et se situe Place Jean Gabin près de la rue de Custine. Allez y faire un tour c'est vraiment bon !

 

Après s'être un peu réchauffées, on repart, direction Pigalle et ses sex-shop. Objectif, faire flamber la carte bleue !! ;) Ensuite retour à l'appartement ou Hélène nous rejoins après sa dure journée de cours (elle est prof de sport et en temps de grève, pas trop de cours !). Petit café avant de repartir pour Bercy. A pied. C'est à 15-20 min. Il est 18h. Le concert est dans 2h.

 

 


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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 15:54

Dans deux jours c'est une page qui se tourne. Une nouvelle vie qui commence pour moi et mon chéri.

 

Si je devais faire un bilan sur cette année qui vient de s'écouler, il serait bien rempli.

 

J'ai franchi des étapes difficiles mais j'ai été épaulée et soutenue. Mes deuils ont été longs et difficiles. J'ai beaucoup pleuré mais grâce à une psychologue trés à l'écoute et d'excellents conseils, j'ai réussi à aller mieux. Je regrette d'avoir perdu le contact avec certaines personnes qui ont comptés pour moi lorsque Cédric était la. Minou, son meilleur ami, qui a mal supporté sa mort et qui s'est isolé dans la Meuse, en coupant les ponts avec tous ses proches. Et puis ses parents qui, certes ont été abominables avec moi, mais à qui j'ai pardonné. J'aurai voulu pouvoir leur téléphoner de temps en temps pour avoir des nouvelles. C'est un peu symboliquement que j'ai mis fin à cette période de deuil en rangeant il y a quelques semaines, la photo de Cédric dans sa boîte souvenir. Photo qui n'avait pas bougé de l'étagère de mon salon depuis son décès. Bien sur je n'oublierai jamais mon histoire avec Cédric et il m'arrive encore de parler de lui. Mais tout cela appartient au passé et à mon histoire, je vis avec et je suis heureuse parce qu'il l'aurait voulu.

 

Par rapport à Léa, je ne pourrai jamais faire le deuil de son départ. Je sais que je serais triste à chaque date anniversaire, à chaque petite fille que je verrai courir devant moi et que ses parents appellent "Léa" et à chaque grossesse dans la famille ou les amis. Je l'ai accepté. Nous parlons de projets de bébé avec Steven mais on veut s'installer dabord et on verra ensuite. En tout cas, nous sommes prêts tous les deux.

 

Sentimentalement, je ne regrette rien. J'ai fait de belles rencontres, d'autres un peu moins mais ces moments auront eu le mérite de faire en sorte que je me trouve enfin. J'ai changé depuis Cédric. Il y a beaucoup de choses que j'aimais lorsque nous vivions ensemble, et qu'aujourd'hui je ne prête plus attention. Depuis Steven, je me sens beaucoup mieux dans ma peau. J'ai appris à prendre soin de moi et à marcher tête haute. Le regard des autres est toujours présent mais j'avance, je me soigne. :) Je suis devenue plus épanouie, plus indépendante et plus débrouillarde.

 

Quant à l'avenir, je n'ai pas peur. J'aime Steven comme je n'ai jamais aimé personne. Et j'ai envie à 300% de faire ma vie avec lui. Nous nous comprenons et sommes liés, complices, c'est indescriptible. Ce que je ressens est tellement fort qu'a chaque fois que je suis à ses cotés, dans ses bras, je me sens comme règénérée d'une espèce de sentiment de plénitude et de bonheur que ca en serait presque étouffant.

 

 

Ca fera, 7 ans samedi que je suis partie de chez mes parents pour m'installer en ménage. A une époque ou ca n'allait plus du tout avec Cédric pour des raisons que je tairais, une "amie" (qui n'en est plus une) avait essayé de me rassurer sur la vie de Célibataire indépendante. Elle m'avait parlé de pleins de bricoles, des choses que l'on peut faire lorsqu'on est seuls et de toute la liberté que l'on dispose. Elle m'avait alors poussée à réfléchir sur ce que je voulais vraiment par rapport à Cédric. Est ce que je voulais mettre fin à cette relation et enfin commencer à vivre ?? Des évenements par la suite m'ont convaincue et j'avais fini par prendre une décision. Je voulais en arrêter la. C'était bien avant que Cédric ne rechute, bien avant que nous décidions de faire un bébé. Ce soir la, je l'ai fait souffrir comme j'ai souffert moi même. Je me suis rendue compte que je faisais une erreur et suis revenue sur ma décision. La suite vous la connaissez.

 

Cette vie de Célibataire je l'ai découverte au moment ou j'ai commencé les visites pour me trouver un appartement. Je dois dire que tout ca m'a beaucoup plu et lorsque j'ai eu mon permis, j'ai gouté encore plus à la liberté. Et voila que tout cela touche à sa fin. Je vais quitter mon appartement, MON APPARTEMENT et c'est vrai peut être que ca me rend un peu nostalgique...

 

 

Publié dans : Mon journal - Communauté : trop dure la vie....
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 15:59

Ce qui est super avec Overblog c'est qu'on peut avoir quotidiennement un relevé de statistiques de fréquentation et savoir d'ou viennent les gens qui nous visitent.

 

Je n'ai pas beaucoup de visites quotidiennes. En moyenne moins de 10 par jour. Mais la provenance de mes visiteurs et les pages consultées m'apportent des détails.

 

Sur les 30 derniers jours

 

33 % de visites directes (97 visiteurs sur 30 jours). C'est la grande partie d'entre vous qui avez mis mon blog dans vos favoris ou qui arrivent par le biais des flux rss.

 

3 % viennent des articles que je publie sur les communautés d'Overblog (11 visiteurs). Outil sensé ramener le plus de visiteurs d'après n'importe quel manuel overblog. Et pourtant !! Je dois pas être inscrite dans les bonnes communautés mais y'en a tellement !

 

Malheureusement je dois dire, les communautés qui sont visitées sont celles en rapport avec le deuil périnatal et la plupart de mes visiteurs viennent de la.

 

24% viennent de provenances externes (71 visiteurs) Certaines visites viennent du blog d'une amie qui raconte sa grossesse. D'autres encore une fois, proviennent du lien qui est dans ma signature sur certains forums. Ainsi un post datant de juillet 2009 ou je parle de Lyssencéphalie est trés souvent visité puisque beaucoup de visites viennent de la.

Et puis il y a Facebook ou j'avais mis le lien de mon blog. Ainsi finalement ce sont des gens que je connais qui viennent me visiter. Mais qui ???

 

38% viennent des moteurs de recherche (113 visiteurs). Les mots clés d'ailleurs que ce soit dans google ou même directement depuis le portail overblog orientent mes visiteurs vers 3 catégories principales de mon blog : Cédric, Léa et Christophe Maé. Que ce soit des mots clés tels que "Lymphome", "autogreffe" ou même des messages de déprime tels que "j'ai envie de pleurer", je me rend compte que beaucoup de gens cherchent des réponses et du réconfort.

 

J'ai reçu il y a quelques semaines un message d'un internaute arrivé sur mon blog par hasard qui me racontait son histoire. Il tenait à me féliciter pour mon blog et me disait que même si je me sentais seule parfois, ma vie aidait surement des milliers de gens et que je devais en être fière. Ca m'a fait vraiment plaisir.

 

Alors même si mes statistiques font apparaître une grande détresse, beaucoup de tristesse et de recherche de réponses, je suis quand même heureuse de pouvoir aider si je le peux, en vous faisant part de ma propre expérience.

 

Enfin, Je tenais à remercier tous mes visiteurs habituels, tous ceux et notamment Carine qui me laissent des petits messages de réconfort. Merci de me lire. Merci.

Publié dans : Mon journal
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 14:16

Pourquoi ai-je besoin de toujours tout planifier ? De toujours suivre des schémas, de faire des "to do-list" pour évacuer toutes ces pensées de ma tête. Un bouleversement, un gros changement et tout de suite un méga coup de flip, un gros stress et derrière plus rien ne va.

 

Je suis ressortie de chez le medecin la semaine dernière, soulagée de savoir enfin quel mal me ronge depuis 2 mois mais toutefois dégoutée que ce fameux mal ne soit rien d'autre que le stress. Certes je préfère ca à une toute autre maladie, grave ou non, au moins je suis en "bonne" santé. Enfin si on peut dire ca comme ca !!

 

Chez moi, le stress c'est chronique. Je vis avec quotidiennement et tellement j'ai l'habitude je n'en ressens plus les effets. Sauf qu'à un moment, c'est le corps lui tout seul qui tire la sonnette d'alarme. Maux de ventre, psoriasis, mal de dos, gastrites et aujourd'hui c'est de nouveau mon estomac qui se met à faire des remous, des "plop-plop" et va jusqu'à titiller mes poumons et rebelotte, medecin et examens pour encore et toujours le même diagnostic ... le stress !

 

Mais pourquoi donc ?? Quelles raisons ai-je de stresser à ce point ?? Déménagement imminent, nouvelle vie. J'ai besoin que tout soit carré, que chaque carton soit niquel. J'ai commencé à emballer un mois avant de peur de ne pas arriver à tout finir avant le jour J. Un mois avant 0_o!!! Bien sur, à Echéance moins deux semaines, tout est presque fini. Je le savais que j'y arriverais mais non il faut que je flippe c'est plus fort que moi. Les papiers, les démarches à préparer avant l'entrée dans les lieux, assurance, internet, ouverture du compteur, signature du bail et Etat des lieux. Sans causer de tout mes changements d'adresse et renouvellements en tout genre... Les rendez vous à prendre, Dentiste, esthéticienne, gyné, ophtalmo... Je réfléchis toute la journée à comment vais-je pouvoir caser tout ca dans mon agenda hyper chargé (mais en fait complétement vide) et sans que ca me fasse perdre trop de temps par rapport à toutes les autres tâches que je dois faire. Tout ca est hyper réfléchi et forcément aligné comme je l'entend en fonction de mes horraires et de mon temps libre. Tout se corse si je me met à planifier et qu'un imprévu ou un manque de motivation (qui arrive bien plus souvent que prévu !) se pointe. La c'est la Cata. Je me met à me tripoter les doigts, à croquer mes petites peaux comme d'autres se rongeraient les ongles, tout mon emploi du temps est mélangé dans ma tête et il n'y a plus qu'à tout remettre en ordre. 

 

Nouveau rebondissement. Des nouvelles de nos futurs proprios. La cuisine est commandée. Nous n'avons pas à l'installer (2 jours de gagnés!) mais elle n'arrivera que mi-octobre. "Plop-plop". Et voila que mon ventre se noue et que je cherche comment je vais pouvoir m'organiser en attendant. Ou vais je ranger ma vaisselle et les provisions ? Ou vais-je poser ma cafetière et ma tasse de lait le matin ? Comment vais-je supporter de vivre pendant 3 semaines dans les cartons ?! Et puis ... quand va t'on enfin signer notre bail ? Avoir les clés ? Sans compter que 2 jours de gagné, bah du coup, suis méga en avance sur mes cartons, tout mon emploi du temps s'étale ... je dois tout repenser ...

 

Hé Hoooooooo ?!! Non mais STOP il faut que j'arrête !! On déménage dans 2 semaines, j'ai le temps ....... Et puis c'est pas comme si je n'avais jamais "campé" au mileu des cartons. Bah oui. Ca fait plus de 2 semaines que je vis dedans ... :S On trouvera une solution. Zeeeeeeeeeeen !!

 

Et Steven quand à lui : I N E B R A N L A B L E !!! Il n'a pas commencé ses cartons, ne se pose pas la question de ou va on mettre tel meuble, tel carton, telle chose. Il est méga zen, se prend pas la tête. Mais comment fait il ???? Ca devrait pourtant m'aider à voir la vie plus simplement, mais ca me STRESS qu'il soit si zen. Bah oui je suis Irrécupérable.

 

 

Publié dans : Mon journal - Communauté : Restons Zen
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