Cédric

Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 12:18

Encore une nuit passée à penser, encore du mal à trouver le sommeil et ca faisait longtemps, un rêve ... de Cédric.

 

Je n'angoisse pas, je ne doute pas, je ne déprime pas, non pour une fois, ce qui m'empêche de dormir c'est le bonheur que je vis. Il y a tellement de choses qui vont bien entre nous, tellement de choses que je voudrais écrire, crier. Je me sens bien, trop bien et bizarrement c'est déroutant.

 

Je ne sais pas si je l'ai déja dit, et l'écrire est troublant, je suis heureuse comme je ne l'ai jamais été. En douter moi même, me poser la question, rechercher dans mes souvenirs de tels instants de bonheur, c'est ce qui m'empêche de dormir le soir.

 

Et s'il n'y avait que moi qui le disait !! Non la semaine dernière, une copine m'annonce que son chéri lui a dit m'avoir trouvée plus heureuse avec Steven qu'avec Cédric. Ces mots sont tout droit sortis de la bouche du meilleur ami de Cédric. L'entendre m'a profondément touchée. Ce n'est pas tout, hier soir, ma mère m'annonce que certains parents et amis m'ont trouvée trés heureuse et ont apprécié Steven lors de la soirée Country de Samedi soir. Les photos prise ce soir la sont commentées sur Facebook "tu respires le bonheur". Je souris à ma mère et lui rapporte alors ce que j'ai appris quelques jours auparavant  de la bouche de R. , elle me regarde et me dit que oui, c'est ce qu'on lui a dit aussi.

 

Je n'en croyais pas mes oreilles. Heureuse parce que mon bonheur se voit, parce que j'ai l'impression de partager cette magie avec tout le monde mais amère parce que derrière, le souvenir de Cédric.

 

J'ai de la peine à penser que les gens ne me voyaient pas heureuse avec lui. Peut être est ce le cas. Oui nous avons eu des hauts et des bas, j'ai souffert par rapport à certaines choses, et lorsque je repense à des détails, je me dis que Steven est tout ce que j'ai toujours rêvé que soit Cédric. Mais Cédric n'est plus la. Je l'ai aimé, de tout mon coeur, de toute mon âme, et lui ai voué ma vie, mon existence et il n'est pas question pour moi de l'oublier, ou pire de penser que j'étais malheureuse. Pour sa mémoire, le respect de son âme, je suis troublée par ce que j'entends, par ce qu'il m'arrive de penser.

 

C'est pour ca que cette nuit, ces craintes sont revenues sous forme de rêve. Malade, handicapé, Cédric revenait, me demandant de lui accorder cette dernière chance. De m'occuper de lui. Angoissée, torturée, j'ai une fois de plus décidé de ne pas revenir et lui ai même proposé de lui présenter Steven et nos enfants.

 

Je suis heureuse certes, et j'ai fait le deuil de ma relation avec lui. Pourtant, je me sens tellement mal à l'idée qu'il me voye plus heureuse avec un autre que lui, de la ou il est. Je sais que je ne devrais pas me dire une telle chose, que je n'ai pas à culpabiliser d'être heureuse parce qu'après tout ce que j'ai vécu c'est bien normal. Mais c'est ce souvenir, c'est lui. Il a été l'homme de ma vie pendant 8 ans et quoi que je dise, encore 1 an après sa mort, il est toujours présent dans un coin de mon coeur et il le sera toujours.

Publié dans : Cédric - Communauté : trop dure la vie....
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 19:58

Je voudrais vous dire que ca va mais il n'en est rien. L'approche du week end me rend amère et je ne cesse de penser à ce qui s'est passé il y a un an tout juste.

 

Avec Steven, tout est parfait, nos projets me permettent de garder en tête que je connais le bonheur à tous points de vue. Je suis folle de lui et pourtant ces jours ci, j'ai du mal à profiter de sa présence parce qu'au fond de moi je suis triste.

 

Le concert du week-end dernier m'a permis un temps d'oublier ce qui s'est passé. J'ai décompressé à fond et je me suis laissée porter par la musique. Ca m'a fait beaucoup de bien et bien que j'ai eu du mal à redescendre de mon nuage, j'en suis finalement redescendue et atterrissage est difficile.

 

ha-213.jpgDimanche, ca fera un an qu'il est parti. Un an que ma vie a basculé. Lorsque je dresse le bilan de cette année, je trouve finalement qu'elle a été très remplie. Bien plus remplie que ces 10 dernières années. Mais on ne tire pas un trait sur 8 ans, sur de beaux projets, un enfant et de l'amour. L'anniversaire de sa mort me rappelle qu'il y a un an j'ai vécu la plus dure épreuve de toute ma vie. Je me suis subitement retrouvée seule. D'un coup je me suis dit que plus jamais il ne me regarderait, plus jamais il ne me parlerait, plus jamais il ne me dirait qu'il m'aime. Mon cœur a été brisé et j'ai souffert.

 

A cette heure ci j'ai un peu de mal à retenir mes larmes si bien que j'en ai mal à la tête. Pourquoi je pleure alors que je connais à nouveau le bonheur ? Parce que bien plus qu'un petit ami, bien plus que le père de ma fille, j'ai perdu un ami et c'est sa présence, son sourire et son sale caractère qui me manquent.

 

Un an... ca passe si vite et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. Contrairement à il y a quelques mois, quelques semaines, j'arrive à n'en garder que le meilleur. Lorsque je pense à lui, je ne pense pas à quelqu'un de malade, non je pense à lui lorsqu'il souriait, lorsqu'il riait, plissant tous les traits de son visage.

 

A l'approche de cette date, je me demandais bien comment j'allais pouvoir réagir et aujourd'hui je le sais. Je suis triste. Il ne méritait pas que la vie lui soit reprise, il est parti trop tôt et aujourd'hui il me manque. Il nous manque à tous.

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 11:14

Cette nuit j'ai fait un rêve. Un rêve ? Un cauchemar ? En fait je ne saurais pas le dire et c'est ce qui est plutôt troublant à vrai dire. J'ai rêvé que j'étais appelé par ma mère à l'Hôpital. Arrivée dans un couloir, ma mère et ma soeur m'y attendaient. Elles m'annoncèrent alors que Cédric n'était en fait pas mort. Que tout ça était un rêve. Je rentrais alors dans la chambre et y trouvait Cédric en train de recevoir un traitement de chimiothérapie. Un traitement lourd, il était fatigué, avait fait ses besoins dans son lit et attendait que je m'occupe de lui. Je dois dire que ce rêve m'a fait ressortir toutes sortes d'émotions. De la colère au premier abord. De la colère d'avoir souffert pendant tous ces mois, pour rien ... Je lui en ai voulu. Je lui en ai voulu de s'être caché pendant tous ces mois, me laissant seule. Et puis ensuite de la peur. Peur d'avoir à retraverser ces moments. Plus forte alors, le voir si affaibli m'a rappelé le jour ou il est parti. Je me suis dit que non, je ne pourrais revivre ce cauchemar. Je me souviens être sortie de la chambre. Suffoquant. Me demandant quoi faire. Vivre ma vie et m'engager dans une relation amoureuse toute nouvelle ou m'enliser dans ce cauchemar qui semble sans fin, le soutenir, l'aimer, et le perdre à nouveau ? Je me suis réveillée en sursaut, en pleine nuit. Il allait être 5h du matin. Je me suis retournée et j'ai attrappé mon tigrou. Cette peluche que m'a offerte Steven jeudi. Je l'ai serré fort contre moi et me suis rendormie, la peluche contre ma joue, comme une enfant.

Je crois que ce rêve est tout à fait révelateur de mes angoisses en ce moment. Je ne saurais pas répondre à cette question, mais une chose est sure j'ai envie de m'en sortir, j'ai envie d'avoir le goût de vivre à nouveau, de retomber amoureuse, d'être heureuse et bien dans ma peau, dans ma tête. J'ai juste peur de souffrir à nouveau, d'avoir à revivre tout ça ...

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 13:16

Lorsque j'ai raconté l'histoire de la plaque et ce qu'avaient dit mes beaux parents, à ma psy, elle s'est mise en colère. Elle m'a dit qu'elle pouvait comprendre à quel point je pouvais être mal en ce moment. Que j'avais le droit de leur en vouloir et qu'il fallait que je réagisse. Par "réagir", elle parlait de réaction comportementale. Oui parce que c'est depuis cette histoire que rien ne va. C'est tout ca qui a déclanché ce mal être et cette déprime constante en moi. Pourtant, je ne me suis jamais emportée, je n'ai jamais pleuré à cause de ça, j'ai même trouvé des excuses. Un déni total de la situation. Encore une fois mon problème a été de garder tout en moi, jusqu'à ce que ca éclate la semaine dernière.

Mon inquiètude, n'est pas liée à ces mauvaises paroles et à ces méchancetés. Mon inquiètude c'est la "perte" de Cédric. Car pour moi, la ou il est Cédric aura certainement vu et entendu tout ca, il aura été certainement choqué et déçu par l'attitude de ses parents. Bien plus que ca, pour moi, le lien entre Léa et Cédric est rompu. Symboliquement rompu. Et moi je me sens étrangère à lui. J'ai peur de retourner sur sa tombe car j'ai peur de ne pas le "retrouver".

J'ai cherché des solutions à ce problème. On m'a dit d'essayer de récupérer la plaque, de voir pour la mettre au cimetière du sud avec Léa. Ou on m'a proposé de la mettre sur la tombe de mon grand père, pour symboliquement lui demander de veiller sur eux. Oui parce que mon grand père n'a jamais connu Cédric, il est décédé un mois tout juste avant que je ne sorte avec lui. Et j'ai toujours regretté que mon grand père ne connaissent pas Cédric. Ma psy m'a dit que c'était une bonne idée, si toutefois je récupérais la plaque.

Mon père m'avait dit qu'on avait pas besoin d'aller sur une tombe pour se receuillir. Que ce n'est pas parce qu'on va pas au cimetière qu'on pense pas aux gens qui sont partis. Je suis daccord avec ça. Mais Je n'ai pas été bannie du cimetière !!! J'ai le droit d'aller sur sa tombe. C'est juste que je ne peux rien y déposer.

Alors ma psy m'a donné une excellente idée à laquelle j'ai réfléchi. Elle m'a proposé de trouver un objet ou deux qui symboliseraient Cédric et Léa et de les enterrer dans une plante que je déposerais sur sa tombe. Personne ne saurait que c'est moi qui a mis la plante, personne ne verrait ce qui s'y trouve. Moi je le saurais, le lien serait rétabli. Pour moi, Pour Cédric et Léa. J'ai trouvé cet objet. Un porte clé que j'ai acheté au Perthus lors de nos premières vacances avec Cédric. Un porte clé ou je vais glisser deux photos. Celle de Cédric et celle de Léa. Il ne me reste plus qu'a trouver un belle plante, une plante qui résisterait au temps, une plante qui ne fanerait pas et qui ne se retrouverait pas à la poubelle au bout d'un mois. J'irai ensuite la déposer au cimetière pour enfin m'y receuillir en paix ...

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 22:23
J'avais commencé à écrire cet article toute à  l'heure mais je l'ai laissé de coté. Peut être pas l'inspiration je sais pas. En tout cas, à cette heure, après avoir pleuré devant un épisode triste de Greys anatomy, je me sens le coeur à écrire, j'ai besoin de vider mon trop plein d'émotion.

Cette nuit, j'ai fait un rêve. J'ai rêvé que j'avais le droit à un voeu. Un seul, et qu'il se réaliserait le temps d'une journée. Une seule journée. J'ai demandé à ce qu'il revienne. Pour cette unique journée. J'ai demandé à ce que Cédric soit résuscité.

J'ai rêvé qu'il venait sonner à ma porte au petit matin, qu'il venait découvrir mon appartement, qu'il était content de revoir les chats et moi. J'ai rêvé qu'il m'aidait à faire les derniers bricolages dans mon appartement, qu'il me donnait son avis sur tel  ou tel déco. J'ai rêvé qu'il m'embrassait, qu'il me prenait dans ses bras. Je lui ai dit que je l'aimais et qu'il me manquait.

Et puis alors que la nuit tombait, il m'a dit qu'il était temps pour lui de partir. Qu'il était heureux de m'avoir vue et de me voir heureuse. Il m'a dit qu'il était heureux pour moi que je refasse ma vie mais qu'il fallait que je lache prise.... et que je le laisse partir ...

Et alors qu'il était sur le point de partir, à jamais, tellement l'émotion a été forte que je me suis réveillée. J'ai tenté de me rendormir. Je ne voulais pas qu'il parte . Non je n'avais pas envie. Je savais que je venais de lui dire adieu. Je savais que nos baisers ont été les derniers mais j'aurai voulu prolonger ce rêve. J'aurais voulu prolonger cette journée avec lui....

Toute la journée, alors que même j'étais chez mon chéri, je n'ai cessé de repenser à ce rêve, pour ne pas l'oublier. J'aurais voulu ne pas me réveiller, pour rester avec lui. Il me manque tellement et je souffre tant de son absence. Ma psy m'a dit qu'il fallait que je pleure, qu'il fallait que je me laisse aller à mes émotions. Mais quand je me met à pleurer en pensant à lui, j'ai tellement mal ...

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 13:11
Cette nuit j'ai fait un rêve, je ne me souviens pas de tous les détails mais je me souviens surtout d'un moment.

Je sortais avec M. et mon passé était le même. Je me posais les mêmes questions ....

Un jour j'ai reçu un coup de téléphone. C'était Cédric. J'ai entendu sa voix. Il n'était pas mort, il était bien la et me demandait de revenir. Comme si je l'avais quitté. Il m'a dit qu'il m'aimait.

C'est pas la première fois que je fais ce rêve. Depuis qu'il est décédé, je rêve souvent de ça. Qu'il est parti, qu'on s'est séparé et qu'il me téléphone, comme si jamais il n'était parti.

Je ne sais pas ce que ca veux dire mais en tout cas, au réveil, je suis à chaque fois totalement chamboulée, parce que j'ai entendu sa voix. Sa voix que je n'ai pas entendu depuis plus de 6 mois. Il me manque.
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 18:00

Mardi 17h 30  - Rendez vous chez l'avocate pour lancer la procédure de recherche de paternité. Je lui donne les derniers éléments, notamment je lui parle de mon I.M.G. Elle semble embêtée et m'annonce que la recherche de paternité est impossible sur un enfant sans vie. Selon le code civil, la filliation ne peut s'établir que sur un enfant né viable. On ne pourra donc jamais inscrire Cédric sur mon livret de famille, on ne pourra donc jamais prouver que Léa est bien sa fille, bien que je n'ai rien à prouver, je le sais.

Selon elle, quand bien même ce serait possible, ce serait une procédure compliquée pour finalement une si petite chose. "Beaucoup de chichi pour une plaque. "
Mais MERDE ce n'est pas qu'une plaque !! Et on parle de la mémoire de Cédric souillée par des "on dit" ...

De plus, les parents de Cédric sont gestionnaires de la tombe. Je ne peux même pas les attaquer pour avoir pris ma plaque.

Et selon mon père, je devrais rester les bras croisés. Attendre que ca se passe. Refaire faire une plaque si je le souhaite, puisque de toute façon il est persuadé qu'ils l'ont jetée. Ce n'est que "matériel" m'a t'il dit hier soir. Non ce n'est pas que matériel!!! C'est symbolique. Depuis ces évenements, je dors mal, je mange mal, je déprime à longueur de journée, j'ai toujours envie de pleurer. Et rien ne me soulage. Je n'arrive pas à me receuillir, sans cette plaque, qui fait le lien entre lui, moi et Léa, j'ai l'impression d'être seule.

Je ne sais pas quoi faire. Je voudrais la récupérer mais je ne me sens pas capable de leur téléphoner, de les affronter pour la récupérer. Je suis trop fragile.

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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 11:09
Le Nouvel An a eu un goût amer pour moi. Au moment du passage à l'an 2010, j'ai eu un petit coup de déprime. L'année précédente, à Nouvel an, on m'avait également souhaité une bonne année, on s'était promis avec Cédric de s'accrocher, je lui avais souhaité une guérison. On avait pris la résolution de réaliser tous nos rêves, de fonder une famille. Et puis en Janvier, le 6, le test positif, je suis enceinte. Fin janvier, la maladie. Toute l'année, chimio, déprime, bonheur ... et le sort. Une année douloureuse en somme, une année inoubliable.
Alors souhaiter la bonne année a été dur. Et surtout de l'entendre.
L'absence de Cédric pendant ce réveillon a été dur à supporter, quitter une année pleine de souvenirs, bons ou mauvais mais avec lui. Recommencer l'année sans lui. Maintenant, je ne dis plus, "il m'a quittée cette année". Je dis "il m'a quitté l'année dernière". Comme une page de tournée, mais je n'ai pas envie de la tourner, je ne suis pas prête à oublier et surtout en ce moment, ces jours ci, je souffre encore plus de son absence.
Je n'ai pas eu envie de sourrire, de m'amuser, de fêter ça. J'ai eu envie de pleurer, de faire éclater toute ma peine.
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 12:30

Hier alors que j'ai Maman au téléphone, elle me dit que ca va pas. Elle ne m'a pas tout dit concernant ma belle mère. Ma soeur lui a dit qu'il fallait que je sache. Je m'attend au pire. La elle m'annonce que les parents de Cédric, toute sa famille, me tiennent pour responsable de sa mort. Que si j'avais téléphoné aux secours plus tôt, on aurait pu éviter ca. Que j'aurais du agir plus vite ...

Grave accusation que celle ci, au moins elle donne un sens à toutes ces méchancetés, à cet acharnement contre moi. Cela ne justifie rien, c'est inacceptable et cause énormément de souffrance, mais mon coeur est pourtant prêt à leur pardonner. Après avoir lu beaucoup de choses sur le deuil et en avoir parlé à ma psy, je sais aujourd'hui que la recherche d'un coupable est l'une des étapes du deuil. J'ai moi même recherché ce coupable. J'ai beaucoup culpabilisé, me suis souvent dit "et si ... et si ...." mais il est trop tard, les "si" ne le ferront pas revenir, et si il est parti c'est parce que c'était son heure. J'ai accusé moi même les medecins. Au CHU pour n'avoir rien fait, alors qu'il y allait tous les jours de la semaine de sa mort, qu'il a fait beaucoup d'analyses de sang, et s'est beaucoup plaint auprès des internes. J'ai accusé son médecin traitant de l'avoir laissé repartir, sans lui parler d'hospitalisation, alors que si je l'ai contraint ce jour la à aller voir son medecin c'est pour qu'il le raisonne.

Mais ces accusations je les ai gardé pour moi. J'ai compris que ca ne servait strictement à rien, et qu'il était normal de souffrir. C'est pour ca que j'ai beaucoup de mal à leur en vouloir. Peut être certaines personnes ressentiront de la colère en lisant ces mots. Il n'en est rien pour moi. Je suis passée par la, je comprend.

J'ai beaucoup de peine pour ces gens. J'ai beaucoup de peine pour eux qu'ils n'arrivent pas à se sortir de leur peine, qu'ils n'arrivent pas à accepter que Cédric soit parti. Oui ce sont eux les plus malheureux dans l'histoire. Et malheureusement, j'ai toute la peine du monde qu'ils n'arriveront pas à pardonner. A comprendre.

Je n'irai pas vers eux pour autant. Ce que j'ai appris ces derniers jours, m'a replongé dans ma peine. Mon coeur saigne, il pleure l'absence de Cédric et me rappelle tous ces moments douloureux, les jours qui ont précédés son départ et les heures interminables pendant lesquelles j'ai pleuré, j'ai eu peur pour lui, jusqu'à ce que le medecin me déclare son décès. Finir l'année, en période de fête sur cette note triste me rend silencieuse, amère. Je ne cesse de penser à ces mots, ces accusations. Chaque minute, chaque heure, chaque jour. J'en souffre intérieurement mais je n'arrive pas à pleurer. Pas une larme. Pas un sanglot. Rien.

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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 00:07
Lorsque j'étais en train de passer le permis, j'ai toujours dit que la première des choses que je ferais lorsque j'aurais ma voiture est d'aller me receuillir sur la tombe de Cédric. Aujourd'hui, j'y suis allée. De bonne humeur, il fait beau, Laura m'accompagne. Nous arrivons au cimetière, sur la tombe ou repose Cédric, première chose que je fais, je cherche un repère, je cherche la plaque que j'y ai mise pour son anniversaire. Histoire de matérialiser ce lien qui nous unit. Et j'ai beau chercher des yeux, je ne la trouve pas. Je suis troublée, je cherche, je cherche, je fais le tour de la tombe. Rien. Impossible alors de me recueillir, impossible. J'ai l'impression que le lien est rompu, comme si j'étais sur la tombe d'un inconnu, que je n'avais rien à faire la. J'ai les larmes aux yeux, j'en tremble. Je ne comprends pas. Je n'ose imaginer. Quelqu'un l'aurait volé ?? Ce n'est quand même pas eux ??? Ils n'auraient pas osé !???

En sortant du cimetière, j'appelle Maman, je suis pas dans mon assiette, je sais pas quoi faire. La voiture de la maman de Cédric ainsi que la laguna de son oncle sont devant la maison à Thezey. Je ne me sens pas le courage de m'y arrêter, d'aller demander des explications. Maman me propose de téléphoner à ma belle mère. Je lui donnerai le numéro ce soir.

[...]

En rentrant du cinéma avec mon chéri ce soir, je l'appelle pour savoir le fin mot de l'histoire. Je ne peux pas croire, il y a forcément une explication. Et ce qu'elle va me raconter va me glacer. Elle commence par me dire que ma belle mère est une connasse. Oui désolé de la vulgarité ce sont ses mots. Je ne veux pas y croire. Je leur avais pardonné. Eux non.

La plaque que j'ai acheté pour mettre sur la tombe est une jolie petite plaque en verre et en marbre blanc sur lequel il y avait un ange, comme pour symboliser que mes anges veillent sur moi. J'y ai fait mettre dessus "A mon chéri" et "A notre fille". Même si Léa n'a pas été enterrée avec son papa, il était important pour moi de les lier. Que l'on soit liés tous les trois, et pour que Léa et son papa se retrouvent la-haut, qu'ils se reconnaissent. C'est symbolique.

Mais les parents de Cédric ne l'ont pas entendu de cette oreille. Sa mère a retiré la plaque de la tombe car elle n'a pas accepté que j'y ai fait mettre cette inscription. Car tenez vous bien, elle est persuadée que Léa n'est pas la fille de Cédric. En entendant ces mots, j'ai cru que j'allais m'évanouir. Alors j'ai compris que la méchanceté éxistait bien sur terre et j'ai été déçue, terriblement déçue. Mon coeur en a été brisé et j'ai eu l'impression que Cédric avait lui aussi, de la ou il est ressenti cette douleur. Je ne peux pas croire que ces parents puissent dire une chose pareille. Selon eux, je trompais Cédric depuis plusieurs mois et je n'avais, au moment de sa mort, aucun sentiment. Elle a dit à ma mère "Quand on retrouve quelqu'un au bout de 3 mois, on a bien compris". Quand il y a quelques mois je parlais de culpabilité, maintenant, je me dis que ces gens ne valent pas la peine qu'on culpabilise pour eux. Ils attendent les résultats d'analyse du test de paternité pour avoir la preuve que Léa n'est pas la fille de Cédric. Lundi je téléphone à l'avocate et je lance la procédure.

Ma mère a décidé de porter plainte pour profanation de la tombe et vol. Je vais la suivre, même si je suis terriblement déçue d'avoir à en arriver la.

Je leur avais pardonné, je ne suis pas rencunière et ce malgré tout ce qu'ils ont pu me faire subir ces derniers mois. J'avais même l'intention d'aller les voir la semaine prochaine pour aller leur souhaiter mes voeux pour la nouvelle année. Avec tout ça, c'est un sentiment de colère, d'incompréhension qui m'habite. Je vais avoir du mal à en dormir ce soir.
Publié dans : Cédric
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