Etats d'âmes

Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 22:25
Je suis en colère. Cette colère reste bloquée en moi. Impossible d'exprimer la moindre émotion a l'extérieur, difficile même d'en parler. J'ai très peur de l'avenir. J'ai envie de nier, d'oublier, de me cacher dans un petit trou. Je suis en colère contre elle. Contre eux. Contre tout ceux qui étaient au courant. Mais davantage contre moi car j'ai rien fait pour l'éviter. J'ai été timide j'ai eu peur de ce fameux regard. J'ai eu peur d'en parler et de souffrir. Je sais pas de quoi va être fait l'avenir. Je vais devoir être forte, très forte contre tous ces regards que je ne supporte pas. Et très forte face a ce souvenir. Maintenant c'est trop tard. Peut être que je le regretterai toute ma vie. Il va falloir que j'apprenne a vivre avec. A nouveau.
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 23:24

Encore une fois j'ai du mal à trouver le sommeil. Et pour une fois, j'ose, je prend mon ordinateur sur les genoux et j'écris ce qui me pèse sur le coeur. Ca faisait si longtemps que ça m'était pas arrivé, des mois. Et pourtant, ne croyez pas que j'ai tout oublié. Et comme si moi je tentais de ne plus y penser, paf, mes émotions en pleine figure.

 

Ce n'est pas moi qui ai osé le dire. Ni osé le penser.

 

Rien n'est terminé.

 

Mardi dernier j'ai vu un osthéopathe pour la première fois de ma vie. J'avais depuis plusieurs mois des douleurs dans la poitrine. Des sensations d'étouffer lorsque j'étais sur le dos. J'avais même confié à ma psy à l'époque que je pensais être cardiaque. J'ai fini par consulter mon medecin et il m'a rassuré. Non juste quelques vertèbres déplacées. Une visite chez un osthéopathe et tout rentrerait dans l'ordre.

 

Après 3 mois d'attente pour le rendez vous, je me présente à son cabinet. Quelques questions de routines et puis il m'ausculte. Il semble sceptique lorsque il regarde mon dos puis me demande de m'allonger. Il décèle alors quelques tensions dans mes hanches et mon dos. Mais le plus gros ne vient pas de la. Ce qu'il m'a alors révèlé m'a surpris au plus haut point.

 

"Mademoiselle, le problème n'est pas mécanique. Il est émotionnel. Vous avez ici (en appuyant sur mon ventre) un trop plein de colère qui ne cherche qu'à éclater. "

 

Je ne lui avais rien dit de mon histoire. Rien.

 

L'osthéopathe s'est alors mis à me parler tout en me manipulant et en essayant de chasser ces malheureuses tensions. Un véritable psy. Pas facile de me dévoiler comme j'ai pu me dévoiler à ma psy. Mais tout ce qu'il m'a dit m'a fait un drôle d'effet et j'y pense maintenant depuis plusieurs jours.

 

J'ai des craintes, des appréhensions et des peurs. La peur que tout recommence. La peur de perdre Steven. La peur de ne pas retomber enceinte et de perdre un nouvel enfant.

 

Ces peurs me poussent à vouloir aller trop vite, à griller les étapes. Elles me poussent à vouloir me marier trés vite, à investir dans une maison, à avoir des enfants. Tout tout de suite. Steven a du mal à me contenir, il voudrait qu'on y aille doucement. C'est vrai il a raison. Nous n'avons que 6 mois de vie commune, qu'un an d'amour. Je sais que j'ai le temps, mais j'ai tellement peur que ça recommence. L'osthéo m'a dit que si je voulais prétendre au bonheur il fallait que je m'ouvre à lui. Que je sois accueillante. Que c'est vrai cet enfant dont je rêve tellement, il ne viendra que lorsque je serai prête à l'accueillir.

 

Il m'a dit qu'il fallait que je lache prise par rapport à tout ça. Que je vive ma vie comme elle vient. De toute façon, tout est écrit.

 

Mais comment lacher prise ??

Quelle est cette colère qui me bouffe de l'intérieur et comment l'extérioriser ?

 

J'ai tendance à penser que toute cette colère c'est par rapport à tout ce que la vie m'a infligée. Je suis en colère contre Dieu de m'avoir fait tant souffrir et d'ailleurs, depuis tout ça je n'y crois même plus. Je suis en colère contre Cédric de m'avoir fait tant souffrir toutes ces années, d'avoir été si égoiste et de m'avoir laissée tomber. Je suis en colère que la nature ait été si injuste envers ma petite fille, pourquoi elle ?

 

J'ai fait un tel chemin dans mon deuil depuis presque 2 ans. Moi qui pensait être arrivée au bout du chemin, je me rend compte que j'ai encore de la route à faire. Cédric occupe encore mes pensées, Je pense à Léa chaque jour. J'ai tellement avancé que je me trouve aujourd'hui dans une impasse. Je ne sais pas quoi faire maintenant. Laisser le temps assainir toutes mes souffrances ? Non. L'année prochaine, lorsque je serai prête à me lancer dans la maternité, j'ai pas envie de me poser toutes ces questions. J'ai pas envie d'avoir peur.

 

Je dois aller plus loin. Je dois chercher encore plus loin. Je dois comprendre.

Et lacher prise.

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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 15:55

Y'a tellement de choses que je voudrais dire à mon petit frère mais j'en suis incapable. Je voudrais lui ouvrir les yeux, qu'il voye le tort qu'il cause à sa famille, la peine que l'on ressent lorsqu'on le voit se détruire à ce point. Je voudrais qu'il comprenne que ce qu'il fait lui cause du tort, que sa santé est fragile et qu'il est malade. La drogue ne résout rien, elle n'apporte rien que des ennuis et du mal. Je voudrais bien que ses amis comprennent eux aussi et qu'ils essayent de le raisonner, et pourquoi pas se raisonner eux même.


La vie n'est pas plus belle lorsque l'on se drogue. Elle fait souffrir. Elle tue. Et elle est en train de le tuer à petit feux.


Pourquoi est ce que je n'arrive pas à lui dire en face ?? Pourquoi le jour ou il m'a demandé s'il pouvait fumer chez moi, je n'ai pu lui sortir ce que j'avais sur le coeur. Que c'est ca qui m'a rendue malheureuse, que Cédric est mort en partie à cause de ça, que notre amour s'est déchiré en morceaux à cause de cette merde. On entend dire partout que le Canabis est une drogue douce. Moi je n'en crois rien. Elle cause de graves dommages sur la santé et ces dommages peuvent devenir irreversibles si l'on ne les contrôle plus.

 

Mon frère a été interné l'année dernière pour des problèmes de personnalité. Un comportement bizarre, des gestes sans aucun sens et des voix que lui seul entendait. Il aurait pu se faire du mal, il aurait pu faire du mal à sa famille. Trop influençable, c'est cette drogue qui l'a rendu comme ca. Poussé par une "voyante" sur Internet, il est devenu un autre. S'est renfermé sur lui même, jusqu'à ce que mes parents se rendent compte et agissent. Pourtant enfermé à l'Hôpital sans télé dans une chambre trop simple, il n'a jamais compris ce que les medecins ont voulu lui faire comprendre. Suivi et traité à vie, lorsqu'il est ressorti, il était un autre. On a redécouvert notre frère comme on l'avait jamais connu. Jusqu'à ce qu'il retrouve ses anciennes fréquentations. Et sa drogue.

 

Aujourd'hui, les signes de sa maladie sont redevenus visibles. Et il me fait peur. Il me déçoit et m'attriste. Son psychologue refuse de nous parler. A t'il au moins remarqué que Samuel avait changé ??

 

Lorsque ma soeur m'apprend que mes parents songent à le réinterner, je suis dégoutée. Va t'il enfin comprendre ??

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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 14:31

J'en ai mare qu'on me dise que je suis une fille bien, j'en ai mare qu'on me dise que je suis gentille, merveilleuse, etc etc ... Au fond de moi je sais que je ne suis pas parfaite. Personne ne voit donc mes défauts ?? Eh ben si quelques uns ... On me le fait comprendre, on coupe les ponts avec moi ou carrément on me le dit en face. Et quand on me balance ça à la figure, même si je le sais, n'empêche que ca fait mal.

 

Mon sujet de conversation favori

 

Quand on me dit "pense un peu à toi" "Arrête de ne penser qu'aux autres" ... Je ne peux m'empêcher de penser que c'est faux. Je me suis à maintes reprises trouvée égoïste. J'aime être le centre d'attention, ne parler que de moi, il m'arrive de ne penser qu'à moi. Hier soir, je regardais la série Cougar Town sur Téva et dans un épisode en particulier, Ellie disait à sa meilleure amie Jules qu'elle n'en pouvait plus. Qu'elle voulait que celle ci pense un peu aux autres et arrête de ne parler que de son nombril. Elle se sentait délaissée et avait juste envie aussi qu'on parle un peu d'elle. Cette situation m'est arrivée plusieurs fois. Une ancienne collègue dont j'ai déja parlé plusieurs fois sur ce blog a fini par couper les ponts avec moi. Elle en avait mare que je ne fasse pas attention à elle. Seulement, il m'a fallu des années pour comprendre et lorsque j'ai compris, j'ai été m'excuser. Et elle de me repondre : "Enfin!". Alors oui j'aime parler de moi, j'aime que l'on parle de mes problèmes. Mais depuis quelques temps je me suis rendue compte que j'allais trop loin. Dans ma famille, au détriment des petits frères délaissés. Avec les amis, à deux doigts de les perdre. Avec les collègues, en en racontant beaucoup trop et en devant vulnérable. Alors j'ai arrêté de parler et j'ai écouté. Je m'éfforce aujourd'hui de poser la question "Ca va ?" en premier. Et contrairement à avant, j'écoute la réponse.

Mais finalement ce que j'ai observé, c'est que je suis de plus en plus transparente. Je ne parle pas, j'écoute. On ne me voit pas, je suis devenue inexistante. Ininterressante.

Avant lorsque un sujet était abordé, je participais avec mon expérience personnelle. C'était "moi j'ai fait ca ..." "moi je". Aujourd'hui je ne participe plus. J'écoute les autres.Et lorsque j'ai envie de parler de moi, ben je viens sur ce blog. Je sais qu'ici chacun est libre de lire ou pas ce que je raconte.

 

Je reste dans mon coin. Je m'isole.

 

Il m'est arrivé d'aller pleurer qu'on ne m'appelais pas, qu'on ne venait plus me voir. Un jour, une amie m'a carrément dit "mais Mag, tu appelles jamais !! On en a mare de faire le premier pas". Depuis ce jour j'ai arrêté de pleurer et j'ai fait l'effort de téléphoner plus souvent pour prendre des nouvelles- pas seulement pour demander quelquechose. J'ai fait des efforts après la mort de Cédric, pour tenter de remercier tout ceux qui étaient la pour moi. J'ai essayé d'envoyer des petits messages, d'appeler. Je passais des heures sur msn. Mais au bout d'un temps, je me suis retrouvée dépassée par les évenements. J'ai maintes fois dit que je passerais voir telle personne ... pendant mes vacances, le week end. Et puis jamais le temps. Il y a des semaines ou j'avais l'impression de n'être jamais chez moi. Je courais à droite à gauche. Et pourtant j'ai eu l'impression de n'avoir rien fait, vu personne. Je cherche pas d'excuses, je cherche pas à me justifier. Juste à dire que j'en peux plus de culpabiliser à longueur de temps de ne pas avoir fait le pas vers l'autre. Il y a une amie, voila un an que je dois aller la voir. Et je ne trouve jamais le temps. Oui je suis coupable de ne pas faire ce qu'il faut pour aller la voir, parce qu'on trouve toujours le temps. Mais aujourd'hui je suis fatiguée. Fatiguée de courir après l'amitié des autres, fatiguée de culpabiliser, fatiguée de chercher à faire passer les autres avant moi.

C'est bien ce que je voulais dire dans le précédent article et c'est Steven qui me l'a fait remarquer.

Je suis arrivée à un point que j'en peux plus. Je craque. Certains weeks end, je me dit que j'aurais pu faire ça ... mais je ne l'ai pas fait. Et le temps passe à une de ces vitesses !! Aujourd'hui j'ai décidé de changer tout ça. J'ai envie de profiter de mes week end sans culpabilité. J'ai envie de me dire que si les gens veulent de mes nouvelles ils n'ont qu'à appeler. Que s'ils veulent me voir alors ils n'ont qu'à passer me voir. Et si un jour j'ai envie de sortir, d'aller voir quelqu'un bah je me bouge. C'est tellement mieux quand on planifie pas tout à l'avance ...

 

Je suis susceptible

 

Je supporte mal les reproches. Qui les supporte ??

Combien de fois en est on arrivés à se disputer avec Cédric parce qu'il m'avait reproché quelque chose ?? De nombreuses fois !! Et avec Steven, ca commence et j'en ai pas envie. Lui ne cherche pas à me reprocher quoi que ce soit, il veut juste me taquiner, jouer avec moi. Mais depuis quelques jours je le prend mal à chaque fois. Enfin je suis tellement fatiguée et irritable ...

Et puis j'en fait une montagne d'un tout petit rien. Pour exemple, lorsque Steven m'a dit que j'avais manquer de respect à la femme de son copain. Ca m'a hanté l'esprit pendant plusieurs jours.

Et hier, un commentaire sur mon blog. Un commentaire qui peut être ne se voulait pas méchant, enfin j'en sais rien ? Mais lorsque je l'ai lu, ca m'a foutu un coup !!! Sec, sur un ton grave, j'ai eu du mal à en dormir la nuit et j'ai même fait des cauchemars. Je devrais en parler à la personne qui me l'a mis, pour savoir ce qu'il y a derrière, mais je n'ose pas. J'ai peur de m'en prendre plein la figure. En même temps peut être que je le mérite ??

 

 

Et après ca, je comprend pas pourquoi on arrive encore à s'attacher à moi ?? Non je suis pas parfaite. Loin d'y être même ...


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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 11:40

Les amis de Steven sont pour une grosse partie des amis "virtuels" rencontrés sur xbox-live. Ils viennent des 4 coins de la France et sont tous plus ou moins "geek".

Une amitié sur le xbox-live commence par un ajout dans la liste d'amis et finit par la suppression de cette liste d'amis.  

 

Le seul ami de Steven que j'ai rencontré est Will. Nous avons été passer une semaine chez lui en Charente Maritimes cet été. Or voila des mois, presque depuis notre retour de vacances, que Steven n'avait plus de nouvelles de lui. Je m'étonnais qu'il n'en parle plus et il m'a simplement dit que Will l'avait supprimé de sa liste d'amis sans explications. Mon chéri ne s'en est pas inquiété plus que ça, c'est vrai que la personnalité du mec est un peu spéciale et selon Steven c'est pas la première fois qu'il lui fait ça.

Finalement, Steven s'est décidé à en parler à un autre ami du "live" qui est ami avec ce fameux "Will", lui demandant d'enquêter entre guillemets pour savoir ce qu'il lui reprochait exactement.

La réponse lui a été apportée hier.


- J'aurais manqué de respect à sa femme pendant nos vacances. -

 

Je suis incapable d'exprimer ce que j'ai pu ressentir lorsqu'il m'a annoncé ça. J'ai beau chercher, essayer de me remémorrer nos vacances, je ne vois pas comment ou ce que j'aurai pu dire pour la froisser. Vous me connaissez, suis je vraiment du genre à être vexante sans m'en rendre compte ? A sa femme je lui ai pas beaucoup parlé, je suis timide et ces gens m'ont impressionés. Elle ne m'a pas beaucoup adressé la parole non plus et pour tout dire, j'avais l'impression qu'elle me jugait rien qu'à son regard. Je suis restée discrète, vraiment discrète pendant tout le séjour, peut être un peu trop ??

 

Cette histoire c'est un peu du vécu. Au tout début de mon histoire avec Cédric, j'ai appris par une copine que son meilleur ami trompait sa chérie. Il paraît que c'était fréquent, seulement l'histoire est venue à ses oreilles, il a su que d'autres personnes étaient au courant et s'en est pris à Cédric, en m'insultant, en m'accusant d'avoir "ouvert ma grande gueule". Je n'avais rien fait, rien dit. On m'avait juste rapportée la chose et j'ai été accusée responsable. Cédric a pris ma défense et c'est à compter de ce jour la qu'il a coupé les ponts avec un bon nombre de ses amis. - A cause de moi -. C'est seulement quelques années plus tard qu'il a repris contact avec cet ami et que nous avons pu en parler sérieusement. Il avait appris que c'était pas de ma faute et s'est excusé.

 

Je sais que j'en fait peut être un peu trop par rapport à cette histoire. Steven me dit que je n'ai pas à y faire attention. Que Will est comme il est, il ne changera pas. Plutôt que d'en parler et d'essayer de comprendre, il a préféré le supprimer, c'est pas trés mature.

 

Mais je ne peux m'empêcher d'avoir peur que la même situation qu'auparavant se reproduise. Et si Will en parlait à d'autres amis de Steven, ce qu'il a déja fait en plus, pour qui je vais passer ?? Sans même savoir ce que j'ai fait de mal !! Je me sens vraiment mal par rapport à cette histoire. Je suis déja pas à l'aise quand je dois rencontrer quelqu'un de son entourage, alors qu'est ce que ça va être maintenant ?? Et ca me fait de la peine que Steven perde des amis à cause de moi. C'est pas encore fait, mais ça pourrait ...

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 16:25

J'ai ressenti le besoin d'écrire aujourd'hui. Toute cette semaine, j'ai eu envie de coucher sur ces pages tout ce qui se bouscule dans ma tête. Ce matin, une goutte d'eau et un gros coup de déprime. Je ne sais même pas par ou commencer.

 

C'est un tout. Une période, des souvenirs qui remontent, des dates. Prête à tourner la page pour commencer une nouvelle vie avec l'homme que j'aime, ce point de passage est finalement normal.

 

Si on me pose la question si je suis prête à quitter mon appartement, je réponds à 300% oui. Parce que j'aime Steven plus que tout et les 3 semaines que je viens de passer avec lui ont été formidables. J'ai envie de cette vie avec lui, j'ai envie d'être avec lui tout le temps, de partager mon quotidien avec lui. Mais quitter cet appartement ce n'est pas rien. J'y repense et cette année que j'ai passé  dans cet endroit représente énormément pour moi. C'est l'après Cédric, l'après Léa. Une vie de célibataire. C'est MON appartement. J'y ai vécu tellement de choses, il me ressemble tellement. Ca me fait tout drôle de le quitter. C'est une page qui se tourne.

 

Le compte à rebours a commencé. Dans un mois, nous emmenageons tous les deux et je me suis mise cette semaine à faire du tri dans mes affaires. Du tri dans les affaires de Cédric et du tri dans ma vie. J'ai étalé 6 ans de vie commune sur la table. J'avais voulu commencer ce travail il y a quelques mois mais les souvenirs que ces papiers me faisaient ressortir étaient trop dur à supporter. J'étais alors tombée sur des petits mots "je vais au pain" ... etc et j'avais eu du mal à le supporter. Cette fois ci, désirant tellement mettre un passé douloureux derrière moi, je me suis lancée. J'ai déchiré et mis en sac tout ce que nous avons vécu de plus dur Cédric et moi. Toutes nos difficultés financières, relevés de comptes débiteurs, relevés de dettes et lettres de relances et de menaces des créanciers. J'ai jeté à la poubelle toutes les documents que j'avais réuni sur le Lymphome de Cédric, tous ses comptes rendu de chimio et analyses de sang. Soulagement de laisser tout ca derrière moi pour recommencer MA vie mais aussi frustration. La photo de Cédric dans mon dos, j'avais l'impression que de la haut il était déçu que je mette toute sa vie à la poubelle. A quoi bon tout garder ? Je veux garder que les meilleurs souvenirs et ceux la, ils sont bien au chaud dans une boîte ...

 

Aujourd'hui, vendredi 27 août, nous aurions fêté avec Cédric, notre anniversaire. 9 ans. A cette occasion, il y a deux jours, j'ai raconté notre première rencontre dans mon journal d'adolescente. Trop dur, le coeur noué, j'ai écrit un petit article et j'en ai commencé un autre ... que je n'ai pas pu terminer.

 

Il n'y a pas que ça. J'emménage avec Steven dans un mois. Le week end du 25-26 septembre. A vous ces dates ne disent peut être rien. A moi et à ses amis, ces dates signifient beaucoup. Parce que Cédric est né un 26 septembre. Parce que nous nous sommes mis en ménage tous les deux un 25 septembre 2003.

 

Ca fait déja beaucoup pour mon petit coeur et pourtant, hier est venu s'ajouter à tout ca une tristesse incontrôlée. Consultant les statistiques de mon blog, je me suis rendue compte que beaucoup de mes lecteurs attérissent ici soit en tapant "Lissencephalie" sur google, soit directement du lien que j'ai mis dans ma signature sur les forums ou j'ai parlé de Léa. Sans réfléchir j'ai cliqué hier sur un de ces lien et j'ai relu mon histoire. Mes craintes concernant les mauvais résultats des examens et puis l'annonce du verdict. Les larmes aux yeux, je ne sais pourquoi j'ai fait ca, j'ai été plus loin. J'ai tapé "Lissencephalie" sur google pour voir ou ca me menait. Pour retrouver quelqu'un qui avait vécu la même chose que moi. Rare pourtant, cette maladie étant rarement decelée avant la naissance, j'ai fini par trouver une mamange qui racontait son histoire sur un forum dédié au deuil périnatal. Cette femme a vécu la même chose que moi. Elle a eu les mêmes craintes, tout s'est déroulé à quelques jours près, exactement comme moi. Un retard de croissance, un doute, un professionalisme rarissime chez ses medecins et un verdict confirmé. En lisant ces mots, je me suis fait beaucoup de mal. J'avais les larmes aux yeux mais je ne voulais pas pleurer. Pourtant mes yeux ne pouvaient se détacher de cet écran. Mon coeur saignait. Je pensais à ma petite léa. A tout ce que j'avais vécu et j'avais mal. Je me suis fait violence et j'ai cliqué sur "fermer". Je me suis alors efforcée de penser à autre chose ... Jusqu'à ce matin.

 

Ce matin une collègue enceinte vient nous annoncer qu'une ancienne collègue est elle aussi enceinte. De même terme. Contente pour cette ancienne collègue, je sens que mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Une goutte d'eau. Des grossesses dans mon entourage, c'est au moins la 10ème que j'apprend en l'espace de 3 mois. J'ai toujours bien pris ces nouvelles me disant qu'un jour ce serait moi. Mais voila. Une de plus. C'est trop. J'ai eu beaucoup de mal à retenir mes larmes, je sentais mes yeux se gonfler mais je ne voulais pas pleurer. Quelques messages echangés avec Steven, je me suis confiée à lui. Oui parce que je veux être maman. Je veux moi aussi être enceinte, je veux donner la vie, je veux donner une tonne d'amour au fruit de mes entrailles. Au fruit de mon amour pour Steven. Ca me ronge de l'intérieur. Je ne pense qu'à ca. Je sais que c'est pas le moment, je sais que je ne peux pas pour l'instant, et de ne pas pouvoir me fait encore plus de mal.

 

Ce matin, j'avais une grosse envie de vous dire tout ca. J'avais une grosse envie de mettre tout ca par écrit. Mais je savais que ca serait trop dur si je le faisais. Je savais parfaitement que je ne pourrais retenir mes larmes. A cette heure ci, j'ai encore envie de pleurer. J'en ai besoin. Ca me soulagerait. Mais on verra ca plus tard.

 

La il faut vraiment que je vous laisse. Il faut vraiment que je pense à autre chose.

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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 12:54

Depuis quelques semaines je suis pas trés bien dans ma peau. Pendant plusieurs mois après le décès de Cédric, je suis devenue visible aux yeux des gens. On me parlait, on m'invitait. Ca m'a fait beaucoup de bien, c'était la première fois de ma vie que j'existais. J'ai toujours été discrete, que ce soit au niveau de la famille, des amis ou des collègues. Je me dévoile si les gens me parlent et me remarquent. Pendant ces quelques mois, j'arrivais sans timidité à prendre part aux conversations avec les collègues, les cousins, les oncles et tantes. J'avais l'impression d'être une autre, une nouvelle personne. Plus de jalousie, plus de timidité. La famille notamment, qui a toujours été super importante pour moi, n'était plus une inconnue pour moi. Et je n'étais plus une inconnue pour eux. Bonne mine, toujours le sourrire, j'ai cherché à me battre pour rester visible. Au boulot, je me suis même remise à fumer pour sortir avec les collègues et ne plus être "à part".

 

Mais depuis quelques semaines. Depuis que Steven occupe une grande partie de ma vie et depuis qu'on a décidé de se mettre en appart, tournant ainsi une page de mon histoire, de l'"Après cédric"... les gens ont commencé à me délaisser. Parce que j'ai pu me relever toute seule, parce que j'ai réussi à tourner une page comme une grande, et parce que mon chemin c'est moi seule qui vait le parcourir .... Steven a mes cotés bien sur.

 

Ce retour dans l'anonymat, c'est brutal. Un jour tout le monde est la. Le lendemain, tout le monde est encore la mais vous vous n'existez plus aux yeux de ces gens la. Personne ne me parle plus, ne m'invite plus. On m'évite (ou on pense pas que je suis la?). C'est en regardant les photos du mariage d'une de mes cousines cet été que je me suis rendue compte que j'étais plus la. Que des photos des mariés pratiquement. Pas une seule de mes cousins cousines, oncles et tantes. Ni même de ma grand mère. Je figure d'ailleurs sur aucunes des photos des autres membres de la famille. Je n'ai parlé à personne, personne ne m'a parlé ou presque. J'étais la avec des inconnus. Comme une inconnue.

 

Aussi timide que je suis et que je l'ai été par le passé, je suis incapable d'aller vers les gens. Je suis incapable de m'incruster dans un groupe de gens qui discutent. Alors la plupart du temps je suis seule. Dans mon coin. Je parle pas. J'écoute. Je suis invisible. Et si on ne me parle pas, personne ne se rendra compte que je suis partie. Ni même que j'étais la.

 

Si aujourd'hui je tape cette petite déprime c'est parce qu'après 3 semaines de pur bonheur avec Steven, avec la personne qui me donne le sentiment d'exister et avec qui je suis moi à 300%, j'ai repris hier le boulot. Je me retrouve dans mon bureau, à faire mon boulot comme une automate. Sans que le collègue de bureau ne m'adresse plus que quelques mots par jour. Isolée du reste de l'étude. J'existe en tant que formaliste. Mais je n'existe pas en tant que Magali. Je mange seule devant mon ordi pour la deuxième fois de la semaine, seule bien seule. Trop seule ...

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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 12:14

Je sais pas ce que j'ai en ce moment, c'est pas la grande forme. Je suis fatiguée, je dors mal, et lunatique par dessus le marché. Plein de choses à dire mais rien envie de dire. Des moments de déprime, des souvenirs qui remontent à la surface. Eh oui ca va bientôt faire un an que toute ma vie a basculé. Un an que j'ai subi ce que je ne souhaite à personne, un an que Cédric est parti. L'anniversaire de sa mort me fait faire le point sur ces derniers mois, cette année. Je repense à ces épreuves, je revois chaque moment un peu difficile. J'ai laissé un morceau de ma vie d'avant dans un coin de chez moi et je n'ose pas plonger la tête dedans. Il faut que je m'y mette, j'ai bien essayé mais ca a été trop dur.

 

J'ai envie d'avancer. J'ai envie de tourner la page. J'ai envie d'espèrer à nouveau le bonheur. J'ai envie d'avoir un enfant. J'ai envie qu'on s'installe ensemble. Je veux tout, tout de suite. Mais ce qui est dur c'est d'avoir cette peur au ventre d'aller trop vite. Je l'aime et je sais que je veux faire ma vie avec lui mais je n'ai pas envie de tout gacher si jamais on allait trop vite. Et puis les regards des autres (je sais je sais), le regard des personnes les plus importantes au monde pour moi, qui me brident, m'empêchent de rêver, m'empêchent de me réjouir. J'en ai parlé l'autre jour à ma cousine qui m'a dit "mais tu sais, on a peur que tu souffres à nouveau. On a peur que tu ailles trop vite". Mais moi j'en ai envie !!! J'ai envie de laisser éclater mon bonheur, de crier à tout le monde à quel point il me rend heureuse, mais personne ne veut l'entendre, ou du moins, n'a envie de l'entendre. Mince avec tout ce que j'ai vécu je n'ai pas le droit d'espèrer que tout soit fini ? Pourquoi devrais je me méfier ? Pourquoi la vie aurait elle décidé de me faire souffrir à nouveau ?

 

Je voudrais que les gens comprennent que j'ai envie d'aller de l'avant. Qu'ils comprennent ce que je ressens et que je suis assez grande pour décider si oui ou non je suis prête.

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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 11:00

Je suis au bord de l'explosion. J'ai envie de hurler, d'insulter, de taper. Faut que je me défoule, j'ai mal au ventre, j'en tremble. Le stress peut être ? Moi si patiente et douce d'habitude !! Ce matin, la totale ! Tout m'énerve et pas qu'au boulot ! J'ai failli téléphoner à Virgin radio pour passer dans le coup de gueule des auditeurs parce que vraiment j'avais besoin d'évacuer. Mais finalement j'ai pris sur moi et la, des torrents de gouttes d'eau ont fait déborder le vase !

 

Vous allez rien comprendre je vous préviens, j'ai juste envie de tout sortir. Personne pour entendre, personne à qui me plaindre, juste ce blog. Gare aux débordements, gare aux insultes, au gros mots. Il faut que ca sorte !

 

Il y a tellement de choses, je sais même pas par ou commencer ! Pas de j'en ai mare, non mais des quels connards ! Bon sang un coup de téléphone ca demande quelques minutes non ? On paye 15 € pour une rectification, 15 € dans le vent, c'est même pas ce qu'il demandaient. Bon et nous on pouvait pas deviner non ! On est conforme à l'extrait d'acte de naissance et comme on leur a pas donné ils se disent tiens si on faisait un rejet définitif. Bah oui tiens ca fait plus de boulot pour la formaliste, et en prime 15 € à repayer. Sans compter que ce dossier ne risque pas d'être publié de sitôt ! Et je régularise comment moi ? On a tout juste mais c'est juste leur fichier de merde qui n'est pas concordant ! Et la collègue qui me dit encore mais c'est de ta faute tu n'as pas joint l'extrait d'acte de naissance avec. Oui comme si je devais le deviner ! Elle ne me l'a pas dit !! Elle est tombée sur un connard au téléphone, non concilliant, par rapport à d'habitude ils cherchent à aider mais la non...

 

Après ca, encore une fois on se retrouve coincés dans notre bureau. Un rendez vous de chaque coté alors que bon sang y'a des salles de réunion vides au rez de chaussée !! Du coup, condamnés à rester cloitrés dans le bureau à attendre que ca se passe, sans voir personne. Bon sang ca m'enerve !

 

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 13:39

C'est hier après midi que j'ai eu mon dernier entretien avec ma psy. Un entretien court, un point rapide sur ce que je ressent, sur ce que je vis, sur ce que je compte faire. Quelques confessions supplémentaires également.

Je vais bien. Depuis des années que je ne me suis pas sentie si sereine dans ma vie, si bien dans ma peau. Ce blog est depuis quelques années mon refuge pour mes moments de solitude, de tristesse. Il est mon intimité, celle que j'avais besoin de partager. Ce journal c'est moi. La véritable Magali. Depuis des mois surtout, je vivais en parralèle de ce blog. Ca n'allait pas, je pensais à quelque chose, je l'écrivais. Il me permettait de prendre le recul nécessaire pour comprendre certaines choses. Si je n'y écrivais pas, je lisais, relisais mes anciens articles.
Aujourd'hui et depuis quelques semaines, je me suis rendue compte que cette dépendance pour ce blog a presque totalement disparue. Je vis dans le monde réel. Je me sens bien mieux dans ma peau. Je ne suis plus torturée, angoissée. Je ne réfléchis plus à pourquoi, comment ... je vis, au jour le jour. J'aime avoir ma part de mystère et mon jardin secret. J'apprécie d'avoir des choses à raconter lorsque je vois des amies, sans me dire que je vais certainement raconter ce que j'ai déja écrit dans mon blog.

Tout ca c'est grâce à lui. Il m'a tant aidé, il m'apporte tant, bien plus qu'il ne peut l'imaginer. Il m'a redonné foi en la vie, en l'amour, en l'avenir, et en moi. Il est la pour moi, à chaque instant, dans les moments les plus durs comme dans les moments les plus beaux. Il me prend dans ses bras quand je suis malade, m'écoute parler lorsque j'ai envie de lui parler. Il y entre nous une véritable alchimie, on est complémentaires, différents et pareils à la fois.
De la à dire que c'est mon âme soeur, que c'est lui, non, il est encore tôt, tout ce que j'ai envie de dire c'est qu'il me rend heureuse comme jamais je ne l'ai été auparavant et j'ai pas envie que ca s'arrête.

Avec du recul ces dernières semaines, je me suis rendue compte de tout ce que j'avais pu vivre ces dernières années. Pas seulement ces derniers mois. J'en ai parlé à certaines personnes, à ma psy hier pour la première fois. Des confessions que j'avais jusqu'aujourd'hui gardées pour moi. Des choses qui ne sont pas belles à raconter et je n'en parlerai pas sur mon blog. Des choses qui sont également dures à entendre et je me rend compte que j'aurai pas du en parler à certaines personnes. J'avais juste besoin de les dire, des années que je portais ça sur le coeur, des mois que ce secret, lourd, me pèse sur la conscience. En parler, m'a fait du bien. Pourtant en en parlant hier à ma psy, j'en ai conclu des choses pas trés positives et qu'il faut que je travaille. Ces dernières années je n'ai pas été heureuse, j'ai énormément souffert. J'ai pris sur moi durant de longs mois, j'ai eu gros sur le coeur, sur la conscience et surtout je lui en ai voulu. Cette rancune, dirigée contre Cédric en fait, est une rancune que j'avais ravalée lorsqu'il est tombé malade, me consacrant à autre chose. Et pourtant au fond de moi, je sais que je ne lui ai jamais pardonné tout ce que j'ai souffert. Et aujourd'hui alors que son souvenir est présent en moi comme on n'oublie pas son amour, et celui qu'on a pu aimer, je me rend compte que je n'ai de souvenir de lui que ces mauvais moments, la maladie entre autres choses, nos disputes et toutes ces interrogations. Ce travail que j'ai à faire est de lui pardonner. Je dis ca maintenant parce que je prend aujourd'hui une sorte de revanche. Je suis heureuse, enfin, comme j'ai toujours rêvé de l'être, et croyances ou pas, je sais qu'il y est pour quelque chose. Je le sens au fond de moi, il est mon ange gardien, avec Léa ils veillent sur moi et ce bonheur que je vis, je lui dois. Je suis persuadée dans mon coeur qu'il est ma bonne étoile.

J'ai également un travail de recherche à faire sur moi même. Une psychothérapie à mener, aujourd'hui ou plus tard quand j'en ressentirai le besoin. J'ai besoin de comprendre certaines choses qui font que je suis moi. Il faut que je retourne dans mon enfance, dans mon adolescence, que je reparte dans mes souvenirs pour en extraire le meilleur. Tout ca se fera petit à petit et déja ma psy m'a dit que j'avais de toute façon une trés bonne capacité d'analyse, que je ne tarderais pas à comprendre.

Je ne vais pas chercher à me torturer l'esprit maintenant et à me lancer dans cette quête d'identité, je vais profiter, avancer coeur battant avec Steven à mes cotés, doucement mais avec confiance et je repasserai de temps en temps, quand j'en aurai le besoin, pour vous raconter ma vie ... En attendant merci à vous d'avoir été à mes cotés ...

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